Mercredi 7 janvier 2015
France 2
Extrait de l'intervention de Robert Badinter, citation trouvée ici (site politique Lelab de Europe 1) :
Ils sont morts parce que c'étaient des soldats de la liberté, parce qu'ils n'acceptaient pas qu'on leur ferme la bouche, ils n'acceptaient pas de céder au chantage et à la menace. La liberté d'opinion qu'ils défendaient, c'est la nôtre, c'est le fondement même de la démocratie, c'est ce qu'on oublie trop souvent. [...]
Et eux, eux, parce que c'est d'eux dont il s'agit, eux ils n'ont pas accepté de reculer, ils n'ont pas cédé. C'est pourquoi je pense que ce sont des vrais héros de la démocratie. On parle toujours de la liberté, il y a des hommes, des femmes qui sont morts pour la liberté et la liberté, c'est la nôtre, c'est de celle-là dont il s'agit. Et c'est pour ça que ces assassins sont venus à Charlie Hebdo : c'est pour montrer qu'ils tueraient ceux qui n'acceptaient pas leur loi.
J'ai tardé à te remercier pour tes voeux, Claire, mais le mois de janvier n'est pas fini.
RépondreSupprimerTous nos souhaits d'heureuse année ont été balayés par ce vent fanatique, mais la liberté d'expression a des racines profondes en France, en Europe, et elle repousse.
Les blogs lui sont un bon terreau, non ? Cultivons nos jardins de mots et d'images.
Bonjour Tania,
SupprimerMerci pour ton message et ton passage. Je suis entièrement d'accord, d'autant que, comme l'a dit Guy Bedos "La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas."
C’est incroyable comme les événements font dire aux personnalités des paroles exagérées ...
RépondreSupprimerLa liberté d’opinion, ou, à condition qu’on ait à l’égard de tous y compris les minorités, le même traitement. Prendre des provocateurs pour des héros de la démocratie, c’est un peu exagéré...Ils ont joué à la roulette mais leurs adversaires n’avaient que des armes pour répondre ... A qui ces situations profitent-elles vraiment ?
J’ai trouvé les autorités françaises bien molles dans leur réaction face aux agresseurs, comme si volontairement les moyens n’avaient pas été mis en oeuvre ...
Une pensée émue pour les modestes victimes ceux qui n’avaient rien à voir avec une querelle d’idéologie ...
Pour une fois, je ne suis pas tout à fait d'accord avec le début de votre commentaire, chère Saravati.
SupprimerJ'ai trouvé les paroles de M. Badinter justes et aurais bien aimé continuer à reproduire des extraits des interventions qu'il a données dans les jours qui ont suivi.
Nous restons chacune sur nos positions, je ne pense pas que des caricaturistes acides et peu respectueux des autres cultures puissent être qualifiés de soldats de la liberté ...
RépondreSupprimerOui, ne pas céder au chantage mais sans doute ces terroristes désoeuvrés ont atteint leur but.
Dans ma région, on a annulé un festival du film qui dérange et qui présentait le film Timbuktu.
Le but de cette démission n'a pas été clairement explicité ...
J'ai trouvé un élément de réponse dans un article de Jacques Mandelbaum, du Monde, concernant le film Timbuktu que vous évoquez (c'est ici : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2014/12/09/timbuktu-face-au-djihadisme-la-force-de-l-art_4537041_3476.html) :
SupprimerOn reprochera à tort au réalisateur ce qui pourrait apparaître comme un manichéisme. L’enjeu plastique du film recouvre sa dimension morale : les bourreaux sont laids parce qu’ils ne savent rien faire d’autre qu’insulter et détruire la beauté du monde et des hommes. Les victimes sont belles parce qu’elles sont la protestation vivante, incarnée, contre cet assèchement délibéré, sans doute désespéré, de la vie. Voyez la séquence d’ouverture, qui dit tout. Travelling latéral sur une gazelle qui vole silencieusement au-dessus de la terre, puis le son éclate sur ses poursuivants armés qui vocifèrent et la visent depuis des trucks lourdement équipés.
Inutile d'en rajouter dans la dramaturgie de cet événement, en revanche qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Presque rien, certes ils ne sont pas morts pour rien, mais la société se referme comme un trou dans l'eau...
RépondreSupprimerTout à fait d'accord. Quand les journalistes et les médias considèrent que l'actualité est dépassée, il ne reste plus que nos consciences (individuelles et/ou collectives).
SupprimerMerci pour votre premier commentaire sur mon blog ;-)