Le monde d'hier, souvenirs d'un Européen
Stefan Zweig
Éditions Belfond
En cherchant des avis de lecteurs sur le Web, je suis tombée (hum... via Google...) sur un article dont je vous suggère la lecture : « Stefan Zweig, un intellectuel juif devant l’idée d’Europe » par Raïssa Mézières, du 2 septembre 2000.
Extrait de la préface par Stefan Zweig lui-même :
Je suis conscient des conditions défavorables, mais très caractéristiques de notre époque, dans lesquelles j'entreprends de donner forme à mes souvenirs. Je les rédige en pleine guerre, je les rédige à l'étranger sans la moindre pièce d'archives qui puisse secourir ma mémoire. Je ne dispose dans ma chambre d'hôtel ni d'un exemplaire de mes livres, ni d'une note, ni d'une lettre d'ami. Nulle part je ne puis me procurer de renseignements, car dans le monde entier les relations postales de pays à pays sont rompues ou entravées par la censure. Nous vivons aussi isolés les uns des autres qu'il y a des centaines d'années, alors qu'on avait inventé ni les bateaux à vapeur, ni les chemins de fer, ni l'avion, ni la poste. De tout mon passé, je n'ai donc rien d'autre par-devers moi que ce que je porte sous mon front. En cet instant, tout le reste est pour moi inaccessible. Mais notre génération a appris à fond l'excellent art de faire son deuil de ce qu'on a perdu, et peut-être ce défaut de documents et de détails tournera-t-il au profit de mon ouvrage. Car je considère que si notre mémoire retient tel élément et laisse tel autre lui échapper, ce n'est pas par hasard : je la tiens pour une puissance qui ordonne sa matière en connaissance de cause et la trie avec sagesse. Tout ce qu'on oublie de sa propre vie, un secret instinct l'avait en fait depuis longtemps déjà condamné à l'oubli. Seul ce que je veux moi-même conserver a quelque droit d'être conservé pour autrui. Parlez donc et choisissez, ô mes souvenirs, vous et non moi, et rendez au moins un reflet de ma vie, avant qu'elle ne sombre dans les ténèbres.
"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)
jeudi 28 février 2013
mardi 26 février 2013
L'art de la séduction
Métro
Lundi 18 février 2013
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Pour trouver l'âme sœur il n'y a qu'un seul et unique sésame : « que fais-tu dans la vie ? » J'aurais dû y penser plus tôt ! Et vite, vite, si je lis bien la grille, démarrer une formation pour devenir avocate... (tiens, ça m'évoque un roman en projet, cette idée n'est peut-être pas si bête après tout...)
Métro
Lundi 18 février 2013
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Pour trouver l'âme sœur il n'y a qu'un seul et unique sésame : « que fais-tu dans la vie ? » J'aurais dû y penser plus tôt ! Et vite, vite, si je lis bien la grille, démarrer une formation pour devenir avocate... (tiens, ça m'évoque un roman en projet, cette idée n'est peut-être pas si bête après tout...)
lundi 25 février 2013
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| Modèle choisi ici |
in La vie à deux
Dorothy Parker
(suite)
J'avais promis à Saravati de publier quelques extraits de ce recueil de nouvelles (avant que deux articles d'actualité ne me coupent dans mon élan...) En effet, il y a beaucoup d'humour dans ces textes, beaucoup d'observations fines sur la vie de couple, mais les remarques sont décapantes, l'auteure a l’œil et la manière pour déceler les petits travers des relations humaines. Les textes décrivent une réalité dure, assez brutale, sans la moindre parcelle de rêve ou d'ouverture, je trouve les textes assez glaçants.
J'ai choisi comme premier extrait, la moins pessimiste des nouvelles : en effet, puisque l'auteure ne termine pas l'histoire, tout reste possible et à venir... Peut-être aussi, parce qu'ici la parole n'est donnée qu'à un seul et unique personnage...
Extrait p. 35. Je ne lui téléphonerai pas, je ne lui téléphonerai plus de toute ma vie. Il peut pourrir sur pied avant que je l'appelle. Je n'ai même plus besoin de votre aide, mon Dieu. Je suis assez forte. Et s'il lui prenait l'envie de me voir, c'est facile. Il sait où j'habite, et il sait que je l'attends. Il est tellement sûr de moi ! Tellement ! Je me demande pourquoi les hommes se mettent à vous détester quand ils sont sûrs de vous ? Moi, ça me semblerait tellement merveilleux d'être sûre !
Ce serait pourtant si facile de l'appeler. Et je serais fixée. Peut-être que c'est la chose à faire ? Ça lui serait peut-être égal ? Peut-être a-t-il essayé de m'appeler ? Il y a des gens qui essayent en vain d'avoir un numéro et qui croient que ça ne répond pas. C'est vrai, mon Dieu, n'est-ce pas ?... Oh, je vous en supplie, éloignez de moi cet appareil ; éloignez-moi. Faites que je conserve un dernier reste d'amour-propre. Je crois que je vais en avoir besoin ! Je crois même qu'il ne me restera plus que ça.
Et puis à quoi ça rime, l'amour-propre quand je ne peux plus supporter de ne pas entendre sa voix ? Un amour-propre comme celui-là, c'est mesquin. Le vrai amour-propre, le seul, c'est de ne pas en avoir. Et ce n'est pas seulement parce que j'ai envie de lui téléphoner que je le dis. Je le pense sincèrement et je sais très bien quand je me mens à moi-même. Je vais être au-dessus de toutes ces mesquineries et de mon petit amour-propre...
Je vous en conjure, mon Dieu, empêchez-moi de prendre cet appareil... empêchez-moi...
samedi 23 février 2013
Connaissez-vous ce site, américain je crois, qui offre de courts mp3 à l'écoute ? J'y trouve souvent de petites pépites, quelque soit l'événement. Mon préféré est le bruit de la petite cuillère qu'on tourne dans une tasse de café... Mais il y a des centaines d'autres occasions. Alors j'en ai pris un absolument au hasard (si, si...), ce petit fichier n'est pas le plus mélodieux, ni le plus original, ni le plus fin, mais c'est le seul qui me soit venu à l'esprit aujourd'hui.. Comme je ne sais pas importer un mp3 sur mes pages, je mets juste un lien...
Et puis aussi une chanson que j'aime bien...
Et puis aussi une chanson que j'aime bien...
vendredi 22 février 2013
Stupéfiante exposition à la Maison Rouge
Libération du 21 février 2013
Libération du 21 février 2013
Parfois je me demande ce qui est le plus choquant : apprécier la poésie de ce bel article concernant une exposition se tenant actuellement à Paris (plus d'information ici). Lire les propos d'un PDG américain à notre encontre (merci à Dominique pour la publication de la réponse de notre ministre, ici), ou découvrir les dessous de l'affaire du pauvre type (manipulateur peut-être ?) perché sur une grue (merci à Zoé et à son lien sur le masculinisme) !
Même après réflexion, je n'arrive toujours pas à déterminer lequel de trois thèmes est le plus hallucinant.
jeudi 21 février 2013
J'ai reçu dans ma messagerie électronique une curieuse image que j'ai choisi de publier sur mes pages parce que la créativité de son auteur m'a impressionnée (et aussi parce qu'entre collègues nous nous sommes bien amusés à nous l'échanger). Alors oui, certains des cas décrits sont un peu limites et je ne me vois pas du tout les présenter à un enfant, mais en y réfléchissant à deux fois, c'est peut-être moins difficile que de tenter une explication autour des choux et des roses...
Même l'arrivée des élégantes cigognes dans cette histoire me semble compliquée à justifier... Sans compter que les enfants, aujourd'hui, sont très informés et tout à fait à l'aise avec ce sujet qu'ils abordent spontanément entre eux et avec malice devant les adultes (si, si, j'ai été témoin d'une discussion de ce genre entre deux anciens bébés d'à peine 8 ans !)
J'ai vu que cette image, et la vidéo associée, circulaient depuis plusieurs mois déjà sur le Web, mais son arrivée inopinée parmi mes e-mails, ainsi que ses couleurs bleu et rouge sur fond blanc, entrent en résonance de manière amusante avec quelques faits d'actualité : voir le post de Dominique, que je remercie pour le prêt de photo, « Un papa, une maman… » et une cigogne.
Alors, je vous laisse juges et déclare ouverts les commentaires (l'orthographe a été laissée telle quelle) :
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| Photo prise le 20 février |
Même l'arrivée des élégantes cigognes dans cette histoire me semble compliquée à justifier... Sans compter que les enfants, aujourd'hui, sont très informés et tout à fait à l'aise avec ce sujet qu'ils abordent spontanément entre eux et avec malice devant les adultes (si, si, j'ai été témoin d'une discussion de ce genre entre deux anciens bébés d'à peine 8 ans !)
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| © Dominique Hasselmann |
J'ai vu que cette image, et la vidéo associée, circulaient depuis plusieurs mois déjà sur le Web, mais son arrivée inopinée parmi mes e-mails, ainsi que ses couleurs bleu et rouge sur fond blanc, entrent en résonance de manière amusante avec quelques faits d'actualité : voir le post de Dominique, que je remercie pour le prêt de photo, « Un papa, une maman… » et une cigogne.
Alors, je vous laisse juges et déclare ouverts les commentaires (l'orthographe a été laissée telle quelle) :
lundi 18 février 2013
La vie à deux
Dorothy Parker
Domaine étranger ; 10/18
Extrait de la préface (rédigée par Benoîte Groult) :
(...) Le fait que ses personnages n'aient pas pris une ride avec l'âge témoigne qu'elle était parvenue à ce niveau profond des êtres où les comportements échappent aux modes pour révéler ce qu'il y a de pathétique, de dérisoire et d'immuable dans la condition humaine.
Son sujet de prédilection ? L'incommunicabilité, la solitude à deux des couples, la recherche désespérée de l'amour. Dorothy Parker est une humoriste, mais une humoriste implacable. Somerset Maugham écrivait d'elle que « son humour était l'expression naturelle de son ironie devant l'absurdité de l'univers ». Absurdité des passions non partagées, des bonnes manières qui dissimulent les mauvais sentiments ; absurdité aussi de cette comédie pitoyable que se croient obligés de jouer les hommes et les femmes, empêtrés dans le carcan des rôles stéréotypés. Car Dorothy Parker est aussi une féministe. Sans jamais le dire, sans chercher à prouver ou à convaincre, par la seule force du ridicule ou la seule puissance du malheur, elle dénonce l'impossibilité d'un rapport vrai entre ces sexes dont chacun se croit tenu, par la morale et par les usages, de se conformer à une sorte de caricature de lui-même.
Un avis ici
Illustration de couverture : Sunlight on brownstones, 1956 (détail) Edward Hopper
Dorothy Parker
Domaine étranger ; 10/18
Extrait de la préface (rédigée par Benoîte Groult) :
(...) Le fait que ses personnages n'aient pas pris une ride avec l'âge témoigne qu'elle était parvenue à ce niveau profond des êtres où les comportements échappent aux modes pour révéler ce qu'il y a de pathétique, de dérisoire et d'immuable dans la condition humaine.
Son sujet de prédilection ? L'incommunicabilité, la solitude à deux des couples, la recherche désespérée de l'amour. Dorothy Parker est une humoriste, mais une humoriste implacable. Somerset Maugham écrivait d'elle que « son humour était l'expression naturelle de son ironie devant l'absurdité de l'univers ». Absurdité des passions non partagées, des bonnes manières qui dissimulent les mauvais sentiments ; absurdité aussi de cette comédie pitoyable que se croient obligés de jouer les hommes et les femmes, empêtrés dans le carcan des rôles stéréotypés. Car Dorothy Parker est aussi une féministe. Sans jamais le dire, sans chercher à prouver ou à convaincre, par la seule force du ridicule ou la seule puissance du malheur, elle dénonce l'impossibilité d'un rapport vrai entre ces sexes dont chacun se croit tenu, par la morale et par les usages, de se conformer à une sorte de caricature de lui-même.
Un avis ici
Illustration de couverture : Sunlight on brownstones, 1956 (détail) Edward Hopper
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| Sunlight on brownstones (ici) |
samedi 16 février 2013
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| Lundi 11 février vers 18h00 |
Black city parade, une obsession (voir le Nouvel Obs ici) ? Même dans le Figaro (ici) ! Et France-Info (ici)...
Et mon avis à moi ?
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| Jeudi 14 février en soirée |
Je reste de glace, froid comme un tank
Je n'ai peur de rien, mais de loin je tremble
Mes pieds vont casser la vitrine
Et je te la donne, je te la livre
Comme un sex friend et puis sans suite
Moi j'aime l'amour oui, quand ça va vite
I've got a way to see
I've got a way to me
Je t'emmènerai à vie
Je t'enlèverai d'ici
Et le temps m'apportera
Des endroits où tu seras
Et le vent me forcera
A plier la peur de toi
I've got a way to see
I've got a way to me
J'organiserai aussi
J'organiserai nos vies
Alors je sens ta peau, ton corps et toi
Voilà nous resterons nus contre un monde défait
Tes empires m'ont glissé sans retenir
Et déjà je me sens prêt à te résister
Tu vois on saura s'enfuir
On m'a vu marcher sur l'eau
Putain la vie est belle
Une larme dans le dos
Le monde est mort à ce qu'il paraît
Je n'ai aucun remords à t'y emmener
Et nous n'avons plus de temps à perdre
On restera libre de résister
I've got a way to see
I've got a way to me
Je t’emmènerai ici
Je t'enlèverai à vie
Oh et tu oublieras
Oh la peur de moi
Quand le temps nous trahira
Alors, oui, on l'oubliera
Ton visage, nos visages
Une parade et puis s'en va
Je ne sais pas
Je ne sais pas où l'on va mais on ira
I've got a way to be
I've got a way to me
Je t'emmènerai la nuit
Je t'enlèverai d'ici
Et le temps nous donnera
Des endroits où l'on ira
Et le vent nous forcera à plier la peur de soi
Alors tu sens ma peau mon corps et moi
Déjà à l’intérieur de toi et moi
Tes empires ont glissé sans retenir
Je rentre dans ta vie comme dans la nuit, tu vois, on saura s'enfuir...
jeudi 14 février 2013
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| Sur le blog : Exil intérieur. |
Arthur Schnitzler
Éditions Stock
Extrait p. 67. Si aujourd'hui elle était capable de plaisanter et de rire avec les esprits gais et si elle portait des couleurs claires comme jadis, un homme d'expérience ne pouvait, à coup sûr, découvrir là que le modeste tribut dû à la loi universelle de la vie déroulant son cours, et de la vie en société. Mais éprouver encore véritablement du bonheur ou de la joie, appartenir de nouveau à un homme, aujourd'hui aussi, elle ne pouvait pas penser sans répulsion et même sans horreur à une telle éventualité. Et cette horreur --- elle le savait pour avoir passé dans l'insomnie maintes nuits solitaires --- ne faisait que la pénétrer plus profondément lorsque les mouvements incertains du désir frémissaient et couraient sans but à travers son sang ; de nouveau elle regarda légèrement le banquier qui, maintenant, marchait sans rien dire à son côté mais, presque effrayée, elle sentit sur ses propres lèvres un sourire qui était venu du fond de son âme sans qu'elle l'eût appelé et qui, infailliblement et presque sans pudeur, signifiait plus clairement que toute parole :
--- Je sais que tu me désires et je m'en réjouis.
Elle vit dans les yeux du banquier, une flamme, et comme une interrogation brûlante mais, aussitôt après, un air de résignation et de tristesse.
lundi 11 février 2013
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| Orage en mer (ici) |
Arthur Schnitzler
Éditions Stock
Extrait p. 43. Au bout de quelques minutes le match fut terminé. Les deux couples, la raquette à la main, vinrent au-devant l'un de l'autre contre le filet et ils restèrent là à parler ; les mines, tout à l'heure tendues par l'excitation du jeu, étaient à présent comme imprégnées d'un sourire vide : et les regards qui, un instant plus tôt, guettaient encore le vol des balles, plongeaient maintenant leurs caresse l'un dans l'autre. Beate ressentit une impression étrange et presque douloureuse devant ce changement d'une atmosphère qui, auparavant si sereine, commençait à se charger de vapeurs et d’éclairs orageux, et elle songea :
--- Comment ce soir là finirait-il si, tout à coup, par suite de quelque miracle, tous les commandements de la morale disparaissaient de ce monde et si ces jeunes gens pouvaient suivre sans aucun obstacle leurs instincts secrets, dont peut-être ils n'avaient pas eux-mêmes, à l'heure actuelle, le pressentiment ?
dimanche 10 février 2013
Madame Beate et son fils
Arthur Schnitzler
Éditions Stock
Quatrième de couverture :
Veuve depuis cinq ans, Béate Heinold ne vit plus que pour son fils Hugo, dont elle a toujours voulu être non seulement la mère, mais aussi l'amie, la confidente. Or Hugo, qui traverse sa première crise sentimentale --- il a dix-sept ans --- est brusquement devenu un étranger, silencieux et fermé. Intimidée et perplexe devant cet être nouveau pour elle, Béate trouvera-t-elle apaisement et réconfort dans la brève aventure qui par ailleurs s'offre à elle ?
Il n'y a pas d'amour heureux chez Arthur Schnitzler. Pour l'étude des complications du cœur, il avait en quelque sort « inventé » la psychologie des profondeurs avant Freud --- et l'on sait la considération qu'avait pour lui le père de la psychanalyse. Ce sont les sentiments trop péniblement refoulés, les désirs obscurs, les passions jamais pures --- même quand il s'agit de l'amour de Frau Béate pour son fils --- qu'il explore à petits coups de scalpel. Et la raison, le sexe, l'amour, seule, peut-être, la mort peut les faire se rejoindre...
Arthur Schnitzler
Éditions Stock
Quatrième de couverture :
Veuve depuis cinq ans, Béate Heinold ne vit plus que pour son fils Hugo, dont elle a toujours voulu être non seulement la mère, mais aussi l'amie, la confidente. Or Hugo, qui traverse sa première crise sentimentale --- il a dix-sept ans --- est brusquement devenu un étranger, silencieux et fermé. Intimidée et perplexe devant cet être nouveau pour elle, Béate trouvera-t-elle apaisement et réconfort dans la brève aventure qui par ailleurs s'offre à elle ?
Il n'y a pas d'amour heureux chez Arthur Schnitzler. Pour l'étude des complications du cœur, il avait en quelque sort « inventé » la psychologie des profondeurs avant Freud --- et l'on sait la considération qu'avait pour lui le père de la psychanalyse. Ce sont les sentiments trop péniblement refoulés, les désirs obscurs, les passions jamais pures --- même quand il s'agit de l'amour de Frau Béate pour son fils --- qu'il explore à petits coups de scalpel. Et la raison, le sexe, l'amour, seule, peut-être, la mort peut les faire se rejoindre...
vendredi 8 février 2013
Dossier Innovation
Le Parisien Économie
Lundi 21 janvier 2013
J'ai trouvé leur concept très séduisant, j'ai lu l'article ci-dessous, suis allée consulter leurs blogs (ici et là), visionné leurs deux démonstrations. J'espère que cela va marcher !
Et dans le même ordre d'idée, j'essayerai de ne pas manquer la prochaine émission de « Des racines et des ailes », mercredi prochain, consacrée aux 850 ans de Notre-Dame de Paris (avec les fameuses animations 3D que j'attends depuis plusieurs mois, en clair !)
Le Parisien Économie
Lundi 21 janvier 2013
J'ai trouvé leur concept très séduisant, j'ai lu l'article ci-dessous, suis allée consulter leurs blogs (ici et là), visionné leurs deux démonstrations. J'espère que cela va marcher !
Et dans le même ordre d'idée, j'essayerai de ne pas manquer la prochaine émission de « Des racines et des ailes », mercredi prochain, consacrée aux 850 ans de Notre-Dame de Paris (avec les fameuses animations 3D que j'attends depuis plusieurs mois, en clair !)
jeudi 7 février 2013
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| Le XIXe siècle et la lithographie (ici) |
in La Peur
Stefan Zweig
Extrait p. 248. (...) Je descendis l'escalier en titubant comme dans un rêve. Au fond, j'avais honte. J'étais arrivé comme l'ange d'un conte de fées dans la demeure de pauvres gens. J'avais rendu pendant deux heures la vue à un aveugle, en mentant sciemment et en prêtant mon concours à une pieuse supercherie. En réalité j'étais venu pour acquérir par ruse quelques pièces rares et précieuses. Ce que j'emportais, c'était cette chose inestimable : le souvenir d'un enthousiasme vivant et pur, d'une extase spirituelle entièrement vouée à l'art que les hommes semblent ne plus connaître depuis longtemps. Une vénération profonde emplissait mon cœur. Et pourtant, je me sentais tout humilié, sans savoir au fond pourquoi.
(...)
Jamais je n'oublierai la joie de cet homme. A sa fenêtre, il planait au-dessus des passants affairés et inquiets. Une illusion bienfaisante, semblable à un nuage vaporeux, lui cachait le monde réel et ses turpitudes. Et je me rappelai cette parole si vraie --- de Goethe, je crois « Les collectionneurs sont des gens heureux. »
mardi 5 février 2013
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| Photographie trouvée ici |
in La Peur
Stefan Zweig
Extrait p. 209. (...) Finalement, il soulevait avec vénération le vieux bouquin. Les yeux mi-clos, il en reniflait la senteur, heureux comme une jeune fille sentimentale admirant une rose. Pendant cette procédure un peu lente et compliquée, le propriétaire du livre devait évidemment prendre patience. Mais après cet examen approfondi, Mendel donnait tous les renseignements avec la meilleure grâce, voire avec enthousiasme ; il ne manquait pas d'y joindre de piquantes anecdotes et des indications utiles sur le prix de vente d'exemplaires analogues. A ces moments là, il semblait rajeuni, ragaillardi. Une seule chose pouvait le mettre dans tous ses états : le bon mouvement de quelque novice voulant lui offrir une récompense pour son expertise. Il reculait alors, froissé, comme un conservateur de musée à qui un Américain offrirait un pourboire. Feuilleter un ouvrage rare procurait à Mendel une jouissance délicieuse, comparable à celle qu'éprouve l'amant qui caresse sa maîtresse. Ces instants étaient ses nuits d'amour platonique. Seuls les livres avaient un empire sur lui, jamais l'argent.
samedi 2 février 2013
En ce jour de fête des chandelles et de célébration des crêpes, ayant déjà lu de jolis posts sur le sujet (ici et là par exemple), j'ai décidé de varier les plaisirs et de parler d'un autre délice tout à fait d'actualité pour beaucoup d'entre nous (la carte proposée ici est très éloquente).
Il s'agit de bonbons au miel. Contrairement à ce qui est indiqué dans la recette que j'ai choisie (ici) ils ne sont d'aucune utilité contre la grippe, mais ils sont très agréables et apportent un peu de douceur(s) aux gorges enflammées et rouges comme les couleurs de la carte du réseau Sentinelles.
Cela m'a fait penser à la publicité (que j'avais adorée) pour les Werther's original©. Les bonbons obtenus avec cette recette sont beaucoup plus forts, mais cela dépend probablement du miel utilisé. N'ayant jamais entendu parler du miel de ronce, je me suis contentée de mon préféré (et que j'avais sous la main) : le miel de montagne (et puis, le nom me plaît beaucoup, miel de montagne, montagne russe...)
Alors, je recopie ci-dessous la recette que j'ai testée (mais en l'adaptant un peu : vinaigre de vanille, miel de montagne ---donc --- température tout à fait approximative et sucre roux).
Comment préparer des bonbons au miel ?
Pour calmer des maux de gorge de façon naturelle, enchanter les papilles difficiles de nos bambins ou retrouver un goût d'enfance, les bonbons au miel, ces délicieux bonbons sans gélatine sont à découvrir ou à redécouvrir. Cette recette de confiserie maison, simple et délicieuse tiendra toutes ses promesses de douceur, de goût et de facilité. Jugez plutôt...
Article par Slogak69 - Édité par Wikio
La fabrication du caramel est la base de cette recette de bonbon facile. Pour faire ses bonbons soi-même, vous aurez besoin de :
Temps de cuisson : 25 minutes.
Il s'agit de bonbons au miel. Contrairement à ce qui est indiqué dans la recette que j'ai choisie (ici) ils ne sont d'aucune utilité contre la grippe, mais ils sont très agréables et apportent un peu de douceur(s) aux gorges enflammées et rouges comme les couleurs de la carte du réseau Sentinelles.
Cela m'a fait penser à la publicité (que j'avais adorée) pour les Werther's original©. Les bonbons obtenus avec cette recette sont beaucoup plus forts, mais cela dépend probablement du miel utilisé. N'ayant jamais entendu parler du miel de ronce, je me suis contentée de mon préféré (et que j'avais sous la main) : le miel de montagne (et puis, le nom me plaît beaucoup, miel de montagne, montagne russe...)
Alors, je recopie ci-dessous la recette que j'ai testée (mais en l'adaptant un peu : vinaigre de vanille, miel de montagne ---donc --- température tout à fait approximative et sucre roux).
Comment préparer des bonbons au miel ?
Pour calmer des maux de gorge de façon naturelle, enchanter les papilles difficiles de nos bambins ou retrouver un goût d'enfance, les bonbons au miel, ces délicieux bonbons sans gélatine sont à découvrir ou à redécouvrir. Cette recette de confiserie maison, simple et délicieuse tiendra toutes ses promesses de douceur, de goût et de facilité. Jugez plutôt...
Article par Slogak69 - Édité par Wikio
Ingrédients
Si vous souhaitez faire des bonbons maison sans additif chimique, délicieux au goût et bénéfiques pour nos défenses naturelles, cette recette de confiserie de grand-mère est faite pour vous.La fabrication du caramel est la base de cette recette de bonbon facile. Pour faire ses bonbons soi-même, vous aurez besoin de :
- 100g de miel.
- 100g de sucre semoule.
- 70g de beurre.
- 1 cuillère à soupe de vinaigre (de cidre si possible).
Temps de cuisson : 25 minutes.
Préparation
- Commencez par couper le beurre en petits morceaux et passez-les au micro-ondes pendant 1 minute dans un récipient adapté et couvert.
- Mélangez le beurre avec tous les autres ingrédients dans une casserole.
- Faites cuire à feu moyen-doux (140°) jusqu'à ce que le liquide prenne une teinte orange clair (25 minutes). Attention, n'attendez pas que le mélange soit trop foncé !
- Retirez du feu et versez le mélange sur une plaque huilée ou recouverte de papier sulfurisé ou directement sur votre plan de travail s'il est en zinc ou en marbre.
- A l'aide de vos mains, formez des petits boudins de 1cm de diamètre.
- Découpez ces bonbons caramel aromatisés au miel avec des ciseaux et laissez-les refroidir et durcir à l'air libre.
- Pour éviter qu'ils ne collent, trempez ces bonbons faits maison dans du sucre glace ou du sucre fin.
Astuces
- Pour stopper la cuisson du mélange pour bonbon, plongez la casserole dans un bain-marie d'eau froide additionnée de glaçons.
- Huilez les ciseaux avant utilisation et ne tardez pas trop sinon la pâte sera trop dure.
- Si vous n'avez pas de bons ciseaux, mettez du sucre semoule dans un plat sur 2cm de hauteur, formez des trous de la taille d1 ou 2 doigts, versez le liquide ambré dedans et laissez durcir.
- Pour plus d'efficacité lors d'infections ORL, privilégiez le miel de ronce.
- Pour booster vos défenses immunitaires, rajoutez 1 cuillerée de propolis (cire d'abeille, huiles essentielles, pollen), disponible chez les apiculteurs et les magasins spécialisés.
- Rajoutez 5 à 6 gouttes d'extrait d'orange pour l'arôme subtil et la détente qu'elle procure.
- Pour un goût plus doux, moins sucré, prenez du sucre roux.
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