"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)
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mardi 28 octobre 2014

Site officiel de la Vallée d'Aoste (ici)
Aoste en été
La cité idéale
Nord-Ouest de l'Italie


Aoste est une ville italienne de taille moyenne (35.000 habitants)  localisée non loin de la frontière et de la sortie du tunnel du Mont-Blanc (à environ 60 km de Chamonix). Située dans la vallée d'Aoste autonome et bilingue, elle offre de très nombreux vestiges de l'époque romaine.

Wikipédia les recense ainsi :
La ville est particulièrement connue par son important patrimoine artistique et architectonique d'époque romaine, dont la plupart est encore visible en élévation.
Le périmètre d'enceinte des fortifications romaines de la ville demeure visible en de nombreuses endroits. De plus, les tours sont également visibles comme la Tour du Bailliage, la Tour Fromage, la Tour du Pailleron, la Tour de Bramafam, la tour du lépreux (évoquée dans le roman Le lépreux de la cité d'Aoste de Xavier de Maistre), la Tourneuve, la Tour des Seigneurs de Quart à Saint-Ours (aussi Porte de l'Insinuation).
La Tour du Bailliage tire son nom de son utilisation par le bailli pendant le Moyen Âge.
Plan de la ville :



L'Arc d'Auguste :



Le pont de pierre :



La porte prétorienne (remodelée au Moyen-Âge) :





Le majestueux théâtre romain :





Il reste très peu de choses de l'amphithéâtre romain (un petit monticule dans un verger privé), juste quelques dessins de ce qui était le quartier des spectacles et représentations de la ville :



Le cryptoportique :





Nos points de vue concernent essentiellement les vestiges romains. Je ne montre pas volontairement la ville touristique, ses petites rues commerçantes et ses larges places ensoleillées mettant en valeur des édifices plus contemporains (comme l'hôtel de ville ou le musée archéologique régional). Photos copyright EF et SK.

lundi 25 août 2014

L'usage de la photo
Annie Ernaux
Marc Marie
Gallimard


Quatrième de couverture :

Souvent, depuis le début de notre relation, j'étais restée fascinée en découvrant au réveil la table non desservie du dîner, les chaises déplacées, nos vêtements emmêlés, jetés par terre n'importe où la veille au soir en faisant l'amour. C'était un paysage à chaque fois différent.
Je me demande pourquoi l'idée de le photographier ne m'est pas venue plus tôt. Ni pourquoi je n'ai jamais proposé cela à aucun homme. Peut-être considérais-je qu'il y avait là quelque chose de vaguement honteux, ou d'indigne. En un sens, il était moins obscène pour moi de photographier le sexe de M. 
Peut-être aussi ne pouvais-je le faire qu'avec cet homme-là et qu'à cette période de ma vie.


Pour plus d'information sur la construction de cet ouvrage, je vous conseille cet entretien paru en 2005 ici. C'est un des ouvrages biographiques les plus durs que j'ai eu à lire jusqu'à présent.  La charge émotionnelle étant un peu atténuée par l'exercice de duettiste qui nous est offert.

mardi 15 juillet 2014

La contrainte 
in Un mariage à Lyon
Stefan Zweig


Extrait p. 148

Il se tenait sur le perron de la deuxième gare avant son pays natal. De l'autre côté, bien distinct dans la lumière mate, un pont enjambait la rivière : c'était la frontière. Son esprit vidé essayer de donner une signification à ce mot. De ce côté ci donc on avait encore le droit de vivre, de respirer, de parler librement, d'agir à sa guise, de travailler à une œuvre importante, et à huit cents pas au-delà de ce pont on enlevait toute volonté à votre corps, comme on arrache les entrailles d'un animal, il fallait obéir à des inconnus et poignarder d'autres inconnus. C'était tout cela que représentait ce petit pont, dix douzaines de poteaux de bois reliés par deux traverses. Et pour cette raison deux hommes se trouvaient là, dans des costumes de couleur différente, absurdes, avec des fusils, pour en assurer la garde. Un sentiment vague le torturait, il s'apercevait qu'il ne parvenait plus à réfléchir clairement mais ses pensées défilaient toujours. Que voulaient-ils empêcher auprès de ce morceau de bois ? Que quelqu'un ne passe d'un pays à l'autre, fuyant celui où on vous vidait de votre volonté pour se réfugier de l'autre côté ? Pourtant lui-même, ne voulait-il pas traverser ? Oui, mais c'était différent, il quittait la liberté pour...
Il s'interrompit dans ses considérations. L'idée de la frontière l'hypnotisait. Depuis qu'il la voyait, concrète, bien réelle, surveillée par deux hommes en habits de soldats qui s'ennuyaient, il y avait quelque chose en lui qu'il ne comprenait plus tout à fait. Il chercha à rassembler ses esprits : c'était la guerre. Mais seulement dans ce pays là-bas --- la guerre était un kilomètre plus loin, ou plus exactement elle commençait à un kilomètre moins deux cents mètres.

Photo prise ce 14 juillet 2014

Photo prise ce 14 juillet 2014

vendredi 4 juillet 2014

Indochine au stade de France 
27 juin 2014

Quelques photos « maison » du grand soir et un avant-goût du final... (les fichiers sont © EF, sauf les 3 premiers).



 








Il était impossible de publier ici les 7 mn de la vidéo, nous n'avons pu garder que le début :



lundi 28 avril 2014

Musée de Montmartre
Jardin de Renoir
12--14 rue Cortot
75018 Paris


Ce week-end de Pâques, le musée de Montmartre organisait une chasse aux œufs dans les jardins Renoir. Occasion de visiter le musée, son exposition temporaire « Picasso à Montmartre – la BD « Pablo » de Julie Birmant et Clément Oubrerie » (jusqu'au 31 août 2014) et de profiter de la vue sur les environs.

Pour apercevoir plus de photos (dont cette image), cliquer ici :

Cette photo de Musée de Montmartre est fournie gracieusement par TripAdvisor

Les photos de l'exposition n'étant pas autorisées, il ne nous restait plus qu'à prendre la maison (du XVIIe s.), son jardin, les vignes avoisinantes (du Moyen-Âge, mais replantées en 1933) et l'architecture typique de ce quartier (copyright EF).









mardi 15 avril 2014

Copyright EF
Un, deux et trois
Hôtel de Rohan-Guéménée



Et voici le troisième et dernier musée littéraire de la ville de Paris ; après le musée romantique et la maison de Balzac, nous avons visité la maison de Victor-Hugo, située au numéro 6 de la Place des Vosges, dans le 4e arrondissement.

D'après le site officiel de l'Office du tourisme de Paris (ici) :
Située sur la prestigieuse place de Vosges, au cœur du quartier du Marais, la maison de Victor Hugo invite le visiteur à entrer dans l’intimité du célèbre écrivain français. Il a vécu au deuxième étage de cet hôtel particulier de 1832 à 1848, et il y a écrit quelques unes de ses œuvres majeures et une grande partie des « Misérables ». La visite de l'appartement suit les trois grandes étapes de sa vie : avant, pendant et après l'exil à Guernesey, à travers la présentation de son mobilier, de divers souvenirs et des ses étonnantes décorations d'intérieur. Le premier étage est réservé aux expositions temporaires et présente ses dessins ainsi qu'une iconographie de son œuvre littéraire. Le musée organise des visites conférences dans l'appartement de Victor Hugo et des ateliers pour les plus jeunes (renseignement au secrétariat du musée). Une riche bibliothèque est ouverte au public sur rendez vous.

Une visite de l'appartement est disponible ici (mais le texte, probablement scané est difficilement lisible).

Copyright EF

Un des meubles de la chambre reconstituée de Victor Hugo :
le bureau sur lequel il écrivait debout.
Copyright EF



Extraits des fascicules des Musées de la ville de Paris :
La Ville de Paris conserve les deux lieux où Victor Hugo (1802--1885) a séjourné le plus longtemps : l'hôtel de Rohan-Guéménée, place des Vosges à Paris (1832--1848), et Hauteville House, à Guernesay, (1856--1870) maison acquise avec le produit de la vente des Contemplations.

En 1832, Victor Hugo loue un appartement au second étage de cet hôtel particulier du XVIIe siècle qui donne sur ce qui est alors la place Royale. Âgé de trente ans, il est déjà reconnu comme chef de file du romantisme, est marié à Adèle Foucher et père de quatre enfants. Durant ce séjour, il écrit quelques-unes de ses oeuvres majeures : Ruys Blas, Les Voix intérieures, Les Rayons et les Ombres et entame la rédaction des Misérables, de La Légende des Siècles et des Contemplations.

Avec le salon chinois et la salle à manger --- et bien sûr Hauteville House --- le musée est le seul à présenter cet aspect méconnu du génie artistique de Victor Hugo, son talent de « décorateur ». Mais ses riches collections ne se limitent pas pas œuvres exposées dans l'appartement. Patrimoine exceptionnel, dessins du poète et dessins d'illustration de ses œuvres, peintures, photographies anciennes et contemporaines, livres et manuscrits, fonds documentaires et objets familiaux sont présentés lors des expositions temporaires au premier étage (...)

mercredi 9 avril 2014

Les 3 et 4e passages...


Voici deux très courts passages couverts parisiens découverts au cours de balades dans la ville.


Le passage Molière (du nom d'un de ses anciens théâtres) est situé dans le 3e arrondissement, dans le quartier des Halles. Ce lieu est inscrit aux Monuments Historiques (ISMH) depuis 1984. Il y abrite la maison de la poésie, pour visualiser un article très bien documenté sur ce lieu, cliquez ici !



Le passage du Perron, dans le 1er arrondissement, est situé à l'extrémité des jardins du Palais-Royal, du côté de la maison de Colette. Il abrite un magasin de jouets (célèbre pour ses beaux objets en bois) et une boutique spécialisée dans les boîtes à musique.


Copyright EF

jeudi 3 avril 2014

Balade dans Paris
Les Passages couverts
2e arrondissement


Que faire dans Paris ? Traverser un passage, oui mais lequel ? Je conseille ceux du 2e arrondissement, car ils sont assez proches les uns des autres (mais attention, nombreux sont fermés le samedi). N'ayant pas trouvé ce que je cherchais sur le Web (j'ai vu soit des photos, soit des horaires d'ouverture, mais aucune carte), j'ai décidé de composer mes propres articles avec images et localisations précises. Aujourd'hui, voici les deux premiers, typiques et pittoresques.


Le Passage de Bourg l'Abbé et le Passage du Grand-Cerf sont alignés et traversés par la rue de Saint-Denis.


Nous avons découvert le premier en venant du Bd Sébastopol, juste après le croisement avec la rue de Turbigo. L'entrée du Passage Bourg l'Abbé est peu lumineuse, le couloir est assez court, mais le lieu est charmant. Il est orné de deux belles horloges, les vitrines sont en boiseries, on y voit travailler des artisans.






Le second est le Passage du Grand Cerf qui conduit au quartier Montorgeuil. Il répond à tous les canons de beauté d'un passage : une très belle hauteur sous plafond, une riche verrière, une luminosité optimale, un remarquable carrelage du XIXe s. au sol et de belles vitrines, bref, très majestueux. Je le conseille aux amateurs de ces lieux couverts.





A suivre...