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"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)
lundi 31 décembre 2012
dimanche 30 décembre 2012
samedi 29 décembre 2012
Le Journal de Radegonde
in La pénombre des âmes
Arthur Schnitzler
Deuxième extrait (p. 102) :
"Je ne feuilletai pas : je lus ce journal pendant une heure au moins, appuyé à mon bureau, tandis que le capitaine se tenait assis, immobile, sur ma chaise longue ; je lus l'histoire de nos amours --- cette charmante et merveilleuse histoire --- dans tous ses détails. Elle commençait par notre rencontre dans la forêt, un beau jour d'automne, où j'avais pour la première fois adressé la parole à Radegonde ; j'appris par elle l'ivresse de nos premiers baisers, la joie de nos interminables promenades à pied et en voiture. Elle parlait des heures de volupté enchanteresse passées dans ma chambre toute fleurie, de nos projets de fuite et de suicide, de notre bonheur, de notre désespoir. Tout était consigné dans ces pages --- tout ce qui n'avait jamais existé... --- et tout s'y trouvait conforme à mon propre rêve. Et je n'étais pas comme vous, cher ami, je ne trouvai la chose nullement extraordinaire. J'eus subitement l'intuition que Radegonde m'avait aimé d'un amour égal au mien, et qu'elle avait eu ainsi le pouvoir mystérieux de vivre à l'unisson de mon âme. Elle était femme, et par là même plus près que moi des vérités fondamentales de la vie, comme placée à la source où le désir et la réalisation d'une chose sont identiques. Voilà pourquoi elle n'a pas douté un instant de la vérité de faits qu'elle n'a jamais vécus, tandis qu'elle les consignait dans son livre violet (...)
in La pénombre des âmes
Arthur Schnitzler
Deuxième extrait (p. 102) :
"Je ne feuilletai pas : je lus ce journal pendant une heure au moins, appuyé à mon bureau, tandis que le capitaine se tenait assis, immobile, sur ma chaise longue ; je lus l'histoire de nos amours --- cette charmante et merveilleuse histoire --- dans tous ses détails. Elle commençait par notre rencontre dans la forêt, un beau jour d'automne, où j'avais pour la première fois adressé la parole à Radegonde ; j'appris par elle l'ivresse de nos premiers baisers, la joie de nos interminables promenades à pied et en voiture. Elle parlait des heures de volupté enchanteresse passées dans ma chambre toute fleurie, de nos projets de fuite et de suicide, de notre bonheur, de notre désespoir. Tout était consigné dans ces pages --- tout ce qui n'avait jamais existé... --- et tout s'y trouvait conforme à mon propre rêve. Et je n'étais pas comme vous, cher ami, je ne trouvai la chose nullement extraordinaire. J'eus subitement l'intuition que Radegonde m'avait aimé d'un amour égal au mien, et qu'elle avait eu ainsi le pouvoir mystérieux de vivre à l'unisson de mon âme. Elle était femme, et par là même plus près que moi des vérités fondamentales de la vie, comme placée à la source où le désir et la réalisation d'une chose sont identiques. Voilà pourquoi elle n'a pas douté un instant de la vérité de faits qu'elle n'a jamais vécus, tandis qu'elle les consignait dans son livre violet (...)
vendredi 28 décembre 2012
La pénombre des âmes
Arthur Schnitzler
Nouvelles
La nouvelle "Le journal de Radegonde" issue de "La pénombre des âmes" est également parue dans un recueil appelé "Histoires d'amour et de mort à Vienne", textes réunis par Jean Gyori (lien ici).
4e de couverture :
Le journal de Radegonde (extrait p. 98) :
Le hasard d'une rencontre inattendue me la fit revoir, par une belle matinée d'automne, tandis que je me promenais dans la forêt qui prend naissance à la porte Est de la ville. Cette forêt soignée et bien dessinée donne plutôt l'impression d'un parc anglais. Elle passa à côté de moi avec un imperceptible sourire sans me voir peut-être, et disparut bientôt à mes yeux, cachée par le feuillage jaune des arbres. Je l'avais laissé passer sans même songer à la possibilité de la saluer, de lui parler, et je ne regrettai pas cette omission quand elle fut partie, tant le moindre essai de ce genre me paraissait d'avance condamné à l'insuccès. C'est alors qu'il m'arriva quelque chose de surprenant. Je me sentis littéralement obligé de chercher à savoir ce qui serait advenu si j'avais trouvé le courage de me mettre au travers de son chemin et de l'aborder. Mon imagination me fit voir une Radegonde qui, loin de s'indigner de mon audace, semblait en être satisfaite. Une conversation s'engagea aussitôt entre nous (...)
Arthur Schnitzler
Nouvelles
La nouvelle "Le journal de Radegonde" issue de "La pénombre des âmes" est également parue dans un recueil appelé "Histoires d'amour et de mort à Vienne", textes réunis par Jean Gyori (lien ici).
4e de couverture :
Vienne, l'amour, la mort. Etrange et fascinant triangle littéraire, étrange itinéraire pour l'aventure fantastique ! Chacune des histoires contenues dans ce recueil reflète le monde baroque et singulier de la pensée autrichienne contemporaine, une des plus riches de ce siècle. L'horrible, le merveilleux, l'inquiétant, l'humoristique, le cynique — tous les modes surnaturels sont ici représentés. Et tous ces modes disent que le passage du réel à l'imaginaire est un acte essentiel, le seul peut-être qui oblige l'homme à ne jamais trop dissocier ses gestes quotidiens de ses rêves.
Le journal de Radegonde (extrait p. 98) :
Le hasard d'une rencontre inattendue me la fit revoir, par une belle matinée d'automne, tandis que je me promenais dans la forêt qui prend naissance à la porte Est de la ville. Cette forêt soignée et bien dessinée donne plutôt l'impression d'un parc anglais. Elle passa à côté de moi avec un imperceptible sourire sans me voir peut-être, et disparut bientôt à mes yeux, cachée par le feuillage jaune des arbres. Je l'avais laissé passer sans même songer à la possibilité de la saluer, de lui parler, et je ne regrettai pas cette omission quand elle fut partie, tant le moindre essai de ce genre me paraissait d'avance condamné à l'insuccès. C'est alors qu'il m'arriva quelque chose de surprenant. Je me sentis littéralement obligé de chercher à savoir ce qui serait advenu si j'avais trouvé le courage de me mettre au travers de son chemin et de l'aborder. Mon imagination me fit voir une Radegonde qui, loin de s'indigner de mon audace, semblait en être satisfaite. Une conversation s'engagea aussitôt entre nous (...)
jeudi 27 décembre 2012
Anna Karénine
film de Joe Wright
5 décembre 2012
Hypnotisée par l'affiche de ce film depuis que je l'ai vue dans un journal (cf. une précédente page) j'ai enfin trouvé le temps d'aller le voir. Même si je connaissais plus ou moins l'intrigue, je me suis laissée portée par l'étude des caractères, les costumes, les décors... et la mise en scène. Quoiqu'en disent certaines critiques, la reconstitution de scènes (bals, courses hippiques, réceptions) dans un théâtre sans limites définies est à couper le souffle.
J'ai donc cherché --- pour m'amuser --- un article très sérieux sur le sujet que j'ai censuré afin de ne garder que mon avis. Voici ce que cela donne :
Source : Le Nouvel Obs, critique cinéma rédigée par Nathalie Epoque (ici)
Le sublime chef d’œuvre de la littérature russe, Anna Karénine n’en est pas à sa première adaptation. Le livre de Léon Tolstoï, dont la philosophie est : "Tout raisonnement sur l’amour le détruit" raconte plus qu’une intrigue romanesque. C’est une analyse des sentiments, de la monotonie de la vie conjugale, des déboires de la passion et des bienfaits de l’amour sincère.
Anna, l’héroïne, flamboyante femme du monde affublée d’un mari ennuyeux au possible, connait ses véritables premières joies amoureuses avec le jeune Alexis Vronski, ce qui la conduira à sa perte. La jeune mondaine admirée de tous perdra son fils, sa distinction et sa foi en l’amour.
Le cinéma vu sous un angle théâtral : une affaire qui marche
Joe Wright, le cinéaste a choisi ici un parti pris "théâtral" : la plupart des scènes sont tournées en huis clos dans un vieux théâtre habillé pour l’occasion.Si ce choix esthétique parvient à dérouter le
spectateur dans les premières minutes, on finit par s’y habituer.
Parfois nous en sommes charmés, d'autres fois beaucoup moins.
Lorsqu’une petite troupe de bureaucrates ou de serveurs effectue une chorégraphie collective et millimétrée, le burlesque reprend ses droits, même très efficacement.
De même, lorsque l’hippodrome pénètre le théâtre, que les chevaux envahissent la scène et que le public mondain devient le véritable spectacle, cela parvient à produire quelques étincelles.
Malheureusement, quand l’amour spirituel du jeune et réfléchi
Constantin Dmitriévitch Lévine pour Kitty, sa femme, se métaphorise dans
un décor kitchissime en carton-pâte de nuages et d’anges dans ciel, on
frôle le ridicule.
Heureusement, les échappées de la mise en scène à l’extérieur, dans la campagne enneigée ou ensoleillée, permettent d’aérer le cadre,qui
est parfois un peu étouffant.
Une héroïne évanescentepour un casting mitigé
Pour ce qui est du casting, il convient de rappeler que de nombreuses actrices se sont frottées au personnage mythique d’Anna Karénine : Greta Garbo à deux reprises, Vivian Leigh, Jacqueline Bisset ou encore Sophie Marceau.
Joe Wright, le réalisateur de l’assez poétique "Orgueil et Préjugés" et du très nominé "Reviens-moi" (6 nominations aux Oscars, 6 aux Golden-Globes …) a choisi ici de confier le rôle à Keira Knightley. Un choix qui semblait assez risqué : dans l’œuvre de Tolstoï, Anna Karénine est grande, voluptueuse, charismatique… Du coup il était difficile d’imaginer les traits fins de la frêle et pâle Anglaise pour l’incarner.
Mais passées les premières minutesoù la jeune comédienne nous
inflige ses simagrées épileptiques, elle se reprend et parvient à
modérer son jeu, sans jamais transcender le rôle pour autant. Sa
présence, aidée par les costumes d’époque, devient plus évidente au fil
des scènes, mais n’est jamais réellement époustouflante. Les scènes
d’intimité avec le jeune Vronski sont souvent peu convaincantes, elles
prêtent même parfois à sourire.
Pour lui donner la réplique, en jeune séducteur chevronné, Aaron Johnson joue de son charme avec aisance, mais s’avère un peu faiblard dans les moments d’émotion.
Jude Law, qui incarne le mari d’Anna, joue parfaitement le rôle de cet homme dépassé par les évènements cherchant à tout prix à maintenir sa rigueur morale irréprochable.
Dans l’ensemble, la distribution est convaincante, seule Keira
Knightley ne semble pas avoir les épaules pour incarner cette femme
fatale.
Bon sur le fond, à travailler sur la forme
La superficialité grisante de la haute société russe de l’époque parvient parfois jusqu’à nous, dans ce sillage de robes tourbillonnantes, de bulles de champagnes effervescentes, et de légèreté assumée. Mais sous le vernis brillant, se cache l’ennui conjugal, la force des sentiments, et la solitude liée à la pression conformiste, décrits brillamment par l’auteur, mais traités souvent sans grande profondeur dans cette adaptation.
Le film "Anna Karénine" se joue dans un théâtre où tous les artifices se mêlent pour dénoncer la mascarade des mondanités et le fard de l’amour passionnel.
Une adaptation qui, sous couvert d’audace, s’écarte parfoisvers des sentiers un peu douteux. L’ambition d’innovation esthétique est à saluer, malgré quelques maladresses. Cela donne un pot-pourri des plus troublants, souvent trop odorant et sirupeux à mon goût, parfois léger et fleuri, et, à quelques rares instants, profond et envoûtant.
film de Joe Wright
5 décembre 2012
Hypnotisée par l'affiche de ce film depuis que je l'ai vue dans un journal (cf. une précédente page) j'ai enfin trouvé le temps d'aller le voir. Même si je connaissais plus ou moins l'intrigue, je me suis laissée portée par l'étude des caractères, les costumes, les décors... et la mise en scène. Quoiqu'en disent certaines critiques, la reconstitution de scènes (bals, courses hippiques, réceptions) dans un théâtre sans limites définies est à couper le souffle.
J'ai donc cherché --- pour m'amuser --- un article très sérieux sur le sujet que j'ai censuré afin de ne garder que mon avis. Voici ce que cela donne :
Source : Le Nouvel Obs, critique cinéma rédigée par Nathalie Epoque (ici)
CINEMA. Keira Knightley dans "Anna Karénine" : des épaules un peu trop frêles
LE PLUS. Fort de ses quatre millions de dollars
de recettes depuis sa sortie le 16 novembre aux États-Unis, le film de
Joe Wright, "Anna Karénine", est arrivé dans les salles de l’hexagone
mercredi 5 décembre. Une adaptation osée du roman éponyme de Léon
Tolstoï qui ne plaît pas à tout le monde. Nathalie Epoque nous livre ses
impressions.
Édité par Agathe Mercante Auteur parrainé par Amandine Schmitt

L'actrice Keira Knightley dans une scène du film Anna Karénine, réalisé par Joe Wright (Interfoto/Sipa)
Le sublime chef d’œuvre de la littérature russe, Anna Karénine n’en est pas à sa première adaptation. Le livre de Léon Tolstoï, dont la philosophie est : "Tout raisonnement sur l’amour le détruit" raconte plus qu’une intrigue romanesque. C’est une analyse des sentiments, de la monotonie de la vie conjugale, des déboires de la passion et des bienfaits de l’amour sincère.
Anna, l’héroïne, flamboyante femme du monde affublée d’un mari ennuyeux au possible, connait ses véritables premières joies amoureuses avec le jeune Alexis Vronski, ce qui la conduira à sa perte. La jeune mondaine admirée de tous perdra son fils, sa distinction et sa foi en l’amour.
La bande annonce du film "Anna Karénine", dans le salles depuis le 5 décembre 2012
Le cinéma vu sous un angle théâtral : une affaire qui marche
Joe Wright, le cinéaste a choisi ici un parti pris "théâtral" : la plupart des scènes sont tournées en huis clos dans un vieux théâtre habillé pour l’occasion.
Lorsqu’une petite troupe de bureaucrates ou de serveurs effectue une chorégraphie collective et millimétrée, le burlesque reprend ses droits, même très efficacement.
De même, lorsque l’hippodrome pénètre le théâtre, que les chevaux envahissent la scène et que le public mondain devient le véritable spectacle, cela parvient à produire quelques étincelles.
Heureusement, les échappées de la mise en scène à l’extérieur, dans la campagne enneigée ou ensoleillée, permettent d’aérer le cadre,
Une héroïne évanescente
Pour ce qui est du casting, il convient de rappeler que de nombreuses actrices se sont frottées au personnage mythique d’Anna Karénine : Greta Garbo à deux reprises, Vivian Leigh, Jacqueline Bisset ou encore Sophie Marceau.
Joe Wright, le réalisateur de l’assez poétique "Orgueil et Préjugés" et du très nominé "Reviens-moi" (6 nominations aux Oscars, 6 aux Golden-Globes …) a choisi ici de confier le rôle à Keira Knightley. Un choix qui semblait assez risqué : dans l’œuvre de Tolstoï, Anna Karénine est grande, voluptueuse, charismatique… Du coup il était difficile d’imaginer les traits fins de la frêle et pâle Anglaise pour l’incarner.
Mais passées les premières minutes
Pour lui donner la réplique, en jeune séducteur chevronné, Aaron Johnson joue de son charme avec aisance, mais s’avère un peu faiblard dans les moments d’émotion.
Jude Law, qui incarne le mari d’Anna, joue parfaitement le rôle de cet homme dépassé par les évènements cherchant à tout prix à maintenir sa rigueur morale irréprochable.
Le couple Kitty et Levine, symbole de pureté et d’amour sincère, est interprété avec grâce par Alexia Vikander (que l’on a vue dans Royal Affair) et Domhnall Gleeson (connu pour son rôle de Bill Weasley dans les films "Harry Potter").
Dans l’ensemble, la distribution est convaincante,
Bon sur le fond, à travailler sur la forme
La superficialité grisante de la haute société russe de l’époque parvient parfois jusqu’à nous, dans ce sillage de robes tourbillonnantes, de bulles de champagnes effervescentes, et de légèreté assumée. Mais sous le vernis brillant, se cache l’ennui conjugal, la force des sentiments, et la solitude liée à la pression conformiste, décrits brillamment par l’auteur, mais traités souvent sans grande profondeur dans cette adaptation.
Le film "Anna Karénine" se joue dans un théâtre où tous les artifices se mêlent pour dénoncer la mascarade des mondanités et le fard de l’amour passionnel.
Une adaptation qui, sous couvert d’audace, s’écarte parfois
mercredi 26 décembre 2012
Le Petit Prince
Antoine de Saint-Exupéry
Gallimard jeunesse
Notes de l'éditeur :
Illustré par l'auteur, un chef-d'œuvre universel de poésie, d'humanité et d'émotion. Avec une préface de Timothée de Fombelle.
Extrait choisi :
--- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
--- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens...".
--- Créer des liens ?
--- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
(...)
--- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'assoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
--- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai ; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurais jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
Antoine de Saint-Exupéry
Gallimard jeunesse
Notes de l'éditeur :
Illustré par l'auteur, un chef-d'œuvre universel de poésie, d'humanité et d'émotion. Avec une préface de Timothée de Fombelle.
Extrait choisi :
--- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
--- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens...".
--- Créer des liens ?
--- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
(...)
--- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'assoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
--- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai ; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurais jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
mardi 25 décembre 2012
La rose chair
Dessinée par Masanori Umeda
pour Edra
Je ne connaissais pas ce designer et suis tombée en admiration devant cette publicité. La première page de son site également me laisse bouche bée (là). N'hésitez pas à feuilleter ses pages (ici ou ici par exemple).
Encore plus de photos ici.
Dessinée par Masanori Umeda
pour Edra
Je ne connaissais pas ce designer et suis tombée en admiration devant cette publicité. La première page de son site également me laisse bouche bée (là). N'hésitez pas à feuilleter ses pages (ici ou ici par exemple).
Encore plus de photos ici.
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| 20 mn, vendredi 14 décembre 2012 |
lundi 24 décembre 2012
dimanche 23 décembre 2012
Le XVIIIe siècle libertin
de Marivaux à Sade
Éditeur Citadelles & Mazenod
Pour feuilleter un extrait de ce beau livre, c'est ici.
Une élégante présentation trouvée sur ce blog :
de Marivaux à Sade
Éditeur Citadelles & Mazenod
Pour feuilleter un extrait de ce beau livre, c'est ici.
Une élégante présentation trouvée sur ce blog :
Edition de luxe limitée et numérotée
Au XVIIIe siècle, le bonheur est une idée neuve en Europe. La société entière aspire à un épanouissement personnel, revendiqué autant par les femmes que par les hommes.
De Marivaux à Sade en passant par Crébillon, Diderot, Voltaire, l'abbé Prévost, Beaumarchais, Choderlos de Laclos ou Casanova, cet ouvrage propose une large sélection de textes illustrés par les œuvres des artistes de l'époque, tels que Boucher, Fragonard, Greuze, Lancret, Saint-Aubin, Watteau...
Au-delà du jeu de la séduction ou des fantasmes érotiques, ces textes interrogent la liberté humaine et la possibilité pour les êtres d'atteindre le bonheur.
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| Direct Matin, jeudi 20 décembre 2012 |
samedi 22 décembre 2012
vendredi 21 décembre 2012
jeudi 20 décembre 2012
Tout, ou presque sur le 21 décembre 2012
Partie 1/3
Tout d'abord, commençons par un rapide exposé des faits. C'est tout ce qu'il y a de plus sérieux (comme moi), mais les parties 2 et 3 vont sacrément déraper. En effet, les journalistes de 20 mn se sont bien amusés : humours (premier et second degrés), insolence, mauvaise foi, leur dossier datant de la semaine dernière était vraiment complet. Alors j'aimerais les copier (bien qu'eux aient présenté l'article le plus sérieux en dernière page) afin de vous faire partager ma surprise et mon emballement lors de ces lectures. Ainsi, demain et après-demain (enfin si.........) je proposerai donc :
Comme promis, revenons au côté scientifique de la chose avec quelques citations de l'archéologue Jean-Michel Hoppan dans une vidéo publiée par le CNRS (reproduite sur le site maxisciences ici) :
Partie 1/3
Tout d'abord, commençons par un rapide exposé des faits. C'est tout ce qu'il y a de plus sérieux (comme moi), mais les parties 2 et 3 vont sacrément déraper. En effet, les journalistes de 20 mn se sont bien amusés : humours (premier et second degrés), insolence, mauvaise foi, leur dossier datant de la semaine dernière était vraiment complet. Alors j'aimerais les copier (bien qu'eux aient présenté l'article le plus sérieux en dernière page) afin de vous faire partager ma surprise et mon emballement lors de ces lectures. Ainsi, demain et après-demain (enfin si.........) je proposerai donc :
- leurs conseils de maquillage (illustrés par King-Kong !)
- leurs idées de cadeaux (avec un must en conclusion)
Comme promis, revenons au côté scientifique de la chose avec quelques citations de l'archéologue Jean-Michel Hoppan dans une vidéo publiée par le CNRS (reproduite sur le site maxisciences ici) :
"La divination est un aspect important de la culture maya qui transparait même dans l'usage qu'ils ont fait de l'astronomie, dans la mesure où on peut considérer qu'ils étaient plus des astrologues que des astronomes. L'astronomie était au service de la divination. Ce qui les intéressait de comprendre dans le mouvement apparent des planètes était leur répercussion supposée sur la vie des hommes", explique le spécialiste de l'écriture maya.
(...) Quant à la prophétie associée à ce jour, comme l'ont déjà expliqué de nombreux chercheurs, les Mayas n'ont jamais évoqué de fin du monde mais simplement la fin d'un cycle. Un message confirmé par Jean-Michel Hoppan qui lit les glyphes laissés par les Mayas et les interprète pour la vidéo : "L’allusion à la fin du grand cycle n’est pas présentée comme étant, contrairement à ce qu'on en dit beaucoup, un cataclysme, une destruction du monde, mais mentionne le retour d’une divinité qui remet le temps en marche. Donc on a plutôt, en fait, un message de reconstruction, que de destruction".
(...) "Le 21 décembre 2012 sera le solstice d’hiver, et on va tous préparer Noël certainement. Enfin j’espère…", commente encore le spécialiste qui n'hésite pas d'ailleurs à souligner quelques incongruités et amalgames dans les rumeurs de fin du monde soi-disant prédite par les Mayas. En effet, lorsque l'on cherche "21 décembre 2012 calendrier maya" sur internet, les principales images qui viennent sont celles de la pierre du Soleil qui se trouve au musée d’anthropologie de Mexico "et qui est en fait un calendrier aztèque qui ne mentionne absolument pas la date à laquelle on fait correspondre le 21 décembre 2012". De quoi finir de tordre le coup aux rumeurs et rassurer tous les inquiets...
mercredi 19 décembre 2012
mardi 18 décembre 2012
The New Yorker
L'humour au bureau
Jean-Loup Chiflet
Une présentation (ici) très alléchante, quelques extraits (ici). Le résumé (copié d'ici, parce que je ne l'ai pas encore lu !)
L'humour au bureau
Jean-Loup Chiflet
Une présentation (ici) très alléchante, quelques extraits (ici). Le résumé (copié d'ici, parce que je ne l'ai pas encore lu !)
300 dessins inédits sur la vie de bureau
Les meilleurs dessinateurs de presse au monde jonglent avec le politiquement incorrect, l’insolence, l’immoralité mais aussi la délicatesse, le « nonsense » et la sensibilité.
Un livre d’humour chic et décalé
Les dessinateurs et les dessinatrices du New Yorker épinglent avec malice les travers de la vie au bureau : les départs difficiles au travail, les standardistes, les employés modèles et les autres, les patrons, les héritiers, les responsables marketing, les comptables, les réunions, les pauses déjeuner, la machine à café, les conflits sociaux, les entretiens d’évaluation, les demandes d’augmentation, les licenciements… Un livre qui ose parler de la vie de bureau en mettant souvent le doigt là où ça fait mal. C’est drôle et ça défoule !
lundi 17 décembre 2012
Geek et/ou Greeter...
J'ignorais ce concept de balade gratuite avec un bénévole aimant son quartier. Sur leur site vous pouvez réserver un circuit ou vous inscrire en tant que guide. Proposition sympa, non ?
Extrait du dossier de presse (ici) :
J'ignorais ce concept de balade gratuite avec un bénévole aimant son quartier. Sur leur site vous pouvez réserver un circuit ou vous inscrire en tant que guide. Proposition sympa, non ?
Extrait du dossier de presse (ici) :
Les Greeters sont des bénévoles amoureux et passionnés de leur ville ou de leur région qui consacrent de leur temps pour la faire découvrir à ceux qui veulent la visiter. Le mot Greeter vient de l’anglais « to greet » qui signifie accueillir. Le Greeter accueille le visiteur comme il accueillerait un ami. Il lui fait découvrir les endroits qu’il aime, les spécificités de son quartier, son mode de vie. Il s’adapte aux souhaits du visiteur en tenant compte de ses envies, de ses centres d’intérêts. Il partage ses bonnes adresses répondant au désir du visiteur de ne pas tomber dans les pièges à touristes.
La balade est avant tout une rencontre, un moment de partage, d’échange entre un habitant enthousiaste et six visiteurs maximum.
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| 20 mn, jeudi 13 décembre 2012 |
dimanche 16 décembre 2012
samedi 15 décembre 2012
vendredi 14 décembre 2012

Mardi 11 décembre 2012
J'ai trouvé le titre de cet article (en couverture du journal 20 minutes) un peu trop tarabiscoté... J'ai donc cherché un peu sur le Web pour essayer de comprendre, et suis tombée sur les paroles d'une de ses chansons datant de 2005 (que je n'avais dû entendre qu'une seule fois à l'époque), alors je me suis dit que le (ou la) journaliste avait bien eu raison de se venger (puisque tout le monde sait que la vengeance est un plat qui se mange froid...)
En tout cas, les autres entrefilets sur l'artiste peintre/sculpteur/écrivain étaient plus sages dans leurs propos (quoique...)
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| 20minutes, jeudi 29 novembre 2012 |
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| Libération, jeudi 29 novembre 2012 |
Et sinon, pour les gourmets et connaisseurs, ceux dont les papilles ont sursauté à la lecture du mot chocolat, ce week-end se tenait un salon sympa :
jeudi 13 décembre 2012
La déclaration d'amour
Celle écrite par Nicola est superbe et c'est uniquement pour cette raison que je publie une seconde fois cette même chanson (mais ici accompagnée d'un vrai film). Parce qu'aussi j'aime bien partager mon opinion avec mes lecteurs attentionnés.
En plus, c'est indéniable : c'est beau une ville la nuit...
Celle écrite par Nicola est superbe et c'est uniquement pour cette raison que je publie une seconde fois cette même chanson (mais ici accompagnée d'un vrai film). Parce qu'aussi j'aime bien partager mon opinion avec mes lecteurs attentionnés.
En plus, c'est indéniable : c'est beau une ville la nuit...
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| Métro, jeudi 29 novembre 2012 |
mercredi 12 décembre 2012
Patrick Timsit
in Les derniers jours de Stefan Zweig
Direct Matin
Lundi 10 décembre 2012
Enfin un article positif sur cet acteur et ce rôle magistralement interprété à mon goût.
J'adore sa dernière phrase "Ici la performance est moins visible, ce qui est flagrant c'est le silence, l'écoute du public". C'est exactement ce que j'avais ressenti (là).
in Les derniers jours de Stefan Zweig
Direct Matin
Lundi 10 décembre 2012
Enfin un article positif sur cet acteur et ce rôle magistralement interprété à mon goût.
J'adore sa dernière phrase "Ici la performance est moins visible, ce qui est flagrant c'est le silence, l'écoute du public". C'est exactement ce que j'avais ressenti (là).
mardi 11 décembre 2012
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| Image trouvée ici |
Libération
Lundi 3 décembre 2012
Pour m'amuser, j'ai recherché les sources du journaliste. La première partie relate un sondage tout récent (ici) ; mais le second blog cité (ici), date de 2006 ! Même si, bien sûr, je ne pense pas que les comportements aient fortement évolué en 6 ans...
lundi 10 décembre 2012
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| Naica. D'autres photos ici |
Arte
Samedi 8 décembre 2012
Documentaire consacré à la grotte Naica, située au sud du Mexique. Dans de grandes profondeurs et dans des conditions extrêmes : entre 50 et 60°C et 90 % d'humidité. Un humain n'y tient pas plus de quelques minutes sans protection et moins d'une heure vêtu d'une combinaison spéciale. L'émission est superbe, les photographies également : chaque lumière ou flash artificiel sont réfléchis à l'infini comme par des milliers de miroirs. Les cristaux --- jusqu'à 14 m de long --- brillent comme de la glace, et pourtant...
Quelques explications techniques ici. La description du reportage ainsi qu'une galerie de photos sur le site d'Arte, ici.
Date(s) de rediffusion :
Samedi, 15 décembre 2012, 16h10
Lundi, 24 décembre 2012, 01h45
Mercredi, 26 décembre 2012, 13h25
dimanche 9 décembre 2012
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| Bougie Popup (ici) |
Direct Matin
Mardi 4 décembre 2012
Trouvé sur le site Bougiz :
Les bougies parfumées Popup sont uniques, car certaines d’entres elles contiennent… un diamant ! Les bougies Popup sont de fabrication artisanale (cire 100% naturelle, mèches en coton) et sont proposées dans un packaging original façon « origami », en papier recyclable, sans colle.
Popup vous propose 5 bougies originales : BooBlop (relaxation grâce au parfum bambou), WoodZip (senteur feu de bois pour une soirée en amoureux ou entre amis), WizzNadine (senteur grenadine pour retrouver l’enfant qui sommeille en vous), FigShebam (senteur figue évoquant les étendues sauvages du Sud de la France), ou RicePow (senteur poudre de riz pour un voyage au bout de la terre). Comme aucune autre, la combustion d'une bougie Popup est une vraie expéricence, on s'attend à chaque seconde voir émerger le petit diamant...
serez-vous l'élu(e) ?
N.B. : il me semble que le prix de cet objet varie beaucoup d'un site à l'autre... Mais l'idée et la communication autour de l'événement me semblent intéressantes.
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| Popup offers scented candles made in France with a French savoir-faire. (ici) |
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| Direct Matin, 4/12/2012 |
samedi 8 décembre 2012
Anna Karénine
Film de Joe Wright
2012
J'ai vu cette affiche de film dans le journal, en pleine page et j'avais décidé de la publier ici. Puis mardi, j'ai lu cette critique de film, éloquente. Donc je n'en dirai pas plus (d'autant que je n'ai pas vu le film en avant-première).
Film de Joe Wright
2012
J'ai vu cette affiche de film dans le journal, en pleine page et j'avais décidé de la publier ici. Puis mardi, j'ai lu cette critique de film, éloquente. Donc je n'en dirai pas plus (d'autant que je n'ai pas vu le film en avant-première).
vendredi 7 décembre 2012
jeudi 6 décembre 2012
Zoom Japon
Numéro 26
Décembre 2012 -- janvier 2013
J'adore ce genre d'article complètement déculpabilisant. Je trouve que je n'en lis pas assez. Imaginez-vous "derrière tout fourbi se cache un être actif, un besogneux. L'ordre et le rangement sont suspects."! J'exagère un peu... en fait, la partie que je préfère est l'explication du journaliste autour du relâchement, du fameux lâcher prise...
Numéro 26
Décembre 2012 -- janvier 2013
J'adore ce genre d'article complètement déculpabilisant. Je trouve que je n'en lis pas assez. Imaginez-vous "derrière tout fourbi se cache un être actif, un besogneux. L'ordre et le rangement sont suspects."! J'exagère un peu... en fait, la partie que je préfère est l'explication du journaliste autour du relâchement, du fameux lâcher prise...
mercredi 5 décembre 2012
Tolstoï le dernier automne
Film de Michael Hoffmann
sortie en 2010
J'avais lu avec un grand plaisir les articles de Tania sur le roman "Ma vie" de Sofia Tolstoï, alors je n'ai pas manqué de regarder ce film passé cette semaine à la télé. Pour voir, comparer, invoquer d'autres images que celles générées par les extraits de choisis de Textes & Prétextes.
J'ai beaucoup aimé ce film, il décrit bien les sentiments complexes qui unissent les deux membres du couple Tolstoï. Mais j'ai été très surprise, après coup, de découvrir l'affiche du film sur Internet. Je me suis demandé, si c'était vraiment l'idée principale que je retiendrais de cette histoire. Mais après tout, pourquoi pas ?
Résumé ici, sur allociné :
Présentation technique sur Wikipédia (ici).
Film de Michael Hoffmann
sortie en 2010
J'avais lu avec un grand plaisir les articles de Tania sur le roman "Ma vie" de Sofia Tolstoï, alors je n'ai pas manqué de regarder ce film passé cette semaine à la télé. Pour voir, comparer, invoquer d'autres images que celles générées par les extraits de choisis de Textes & Prétextes.
J'ai beaucoup aimé ce film, il décrit bien les sentiments complexes qui unissent les deux membres du couple Tolstoï. Mais j'ai été très surprise, après coup, de découvrir l'affiche du film sur Internet. Je me suis demandé, si c'était vraiment l'idée principale que je retiendrais de cette histoire. Mais après tout, pourquoi pas ?
Résumé ici, sur allociné :
Après cinquante ans de mariage, la comtesse Sofya Andreïevna, épouse aimante et dévouée de Léon Tolstoï, voit son monde s'écrouler soudain sous ses pieds. Au nom de sa nouvelle religion, le célèbre écrivain est en effet prêt à renoncer non seulement à son récent titre de noblesse, mais aussi à ses biens et à sa famille, décidé à terminer ses jours dans la pauvreté, l'austérité et la chasteté.
Sofya Andreïevna qui a dédié sa vie à cet époux extraordinaire, lui a donné treize enfants et a même copié Guerre et Paix à six reprises de ses propres mains, découvre avec horreur les agissements du fidèle disciple Chertkov qui essaie de convaincre le grand Tolstoï de modifier son testament en laissant les droits de ses romans au peuple Russe plutôt qu'à sa famille ! Aussi indignée que révoltée et blessée, la comtesse se bat férocement contre ce qui constitue à ses yeux une insupportable injustice vis-à-vis d'elle et de ses enfants. Tout empire quand la passion qu'elle met à rappeler à son époux, les années, les difficultés et surtout leur amour, sert davantage le dessein de Chertkov et conforte Tolstoï dans son désir de simplicité, d'authenticité et de paix.
Présentation technique sur Wikipédia (ici).
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