"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)
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samedi 12 avril 2014

Copyright EF
Paris royal


J'ai regardé l'autre soir le documentaire diffusé par France 5 « dans les coulisses du Paris royal »

Résumé/vidéo sur le site officiel, ici :
Mythique, éternelle, magique, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire Paris, dont la beauté ne ressemble à celle d'aucune autre ville. Mais dans un quartier de la capitale, ces adjectifs prennent d'ailleurs tout leur sens. Ce quartier, où bat le cœur historique de Paris, c'est celui du Paris Royal : le Jardin des Tuileries, la place Vendôme, le Palais Royal et la place de la Concorde concentrent quelques-uns des plus grands symboles de la France, connus et reconnus dans le monde entier. Un carrefour du luxe, de la gastronomie, de l'Histoire et des plus beaux palaces. Visite guidée du Paris Royal.
J'ai été très surprise --- et déçue --- que la place des Vosges ne soit pas citée dans le reportage. Il m'a semblé que le contenu du film était très réducteur compte-tenu du titre très ambitieux. L'avez-vous vu ? Qu'en pensez-vous ?

mardi 6 août 2013

Agora, le film

Pour la présentation c'est ici.
Ce péplum de 2009 est repassé à la télé récemment, je l'ai beaucoup apprécié, je le découvrais pour la première fois.

Résumé officiel  :
IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants... 
Une critique parue sur Première (Gael Golhen, ici) :
Fresque postmoderniste gonflée, Agora convoque des références écrasantes (Kubrick, Anthony Mann, Ben-Hur), propose une réflexion substantielle sur la liberté de pensée et emballe le tout dans une histoire pleine de bruit, de discours et de fureur. Plus dense et plus puissant que n’importe quel drame en costume vu récemment, le film s’interroge sur l’opposition entre raison et sentiments, savoir et intolérance, religion et pyrrhonisme. Certes, le drame intime n’est pas toujours à la hauteur du moment historique. L’essentiel reste qu’à travers cette page d’histoire, le film, lyrique, viscéral, ne parle finalement que du monde contemporain en racontant comment une civilisation stable et raffinée se meurt, rongée par le fanatisme.

dimanche 4 août 2013

Informations sur le spectacle, ici.
André Le Nôtre
au château de Maintenon

Pour continuer notre cheminement autour du quatre centième anniversaire de Le Nôtre (tiens, à propos, je n'ai pas du tout aimé la récente émission télévisée sur le sujet se déroulant à Versailles, replay de ce divertissement disponible ici), le château de Maintenon (en Eure-et-Loir) présente un spectacle nocturne cet été.

Diaporama officiel sur les jardins, ici.

Extrait de l'article paru dans Direct Matin du jeudi 11 juillet :
 Pour une immersion totale au temps de Louis XIV, les visiteurs pourront découvrir dès 21 heures les jardins « recréés » dans l'esprit du jardinier Le Nôtre en compagnie de comédiens.

Copyright : le site officiel (ici)

vendredi 8 février 2013

Dossier Innovation
Le Parisien Économie
Lundi 21 janvier 2013


J'ai trouvé leur concept très séduisant, j'ai lu l'article ci-dessous, suis allée consulter leurs blogs (ici  et ), visionné leurs deux démonstrations. J'espère que cela va marcher !

Et dans le même ordre d'idée, j'essayerai de ne pas manquer la prochaine émission de « Des racines et des ailes », mercredi prochain, consacrée aux 850 ans de Notre-Dame de Paris (avec les fameuses animations 3D que j'attends depuis plusieurs mois, en clair !)



lundi 10 décembre 2012

Naica. D'autres photos ici
La grotte aux cristaux géants
Arte
Samedi 8 décembre 2012


Documentaire consacré à la grotte Naica, située au sud du Mexique. Dans de grandes profondeurs et dans des conditions extrêmes : entre 50 et 60°C et 90 % d'humidité. Un humain n'y tient pas plus de quelques minutes sans protection et moins d'une heure vêtu d'une combinaison spéciale. L'émission est superbe, les photographies également : chaque lumière ou flash artificiel sont réfléchis à l'infini comme par des milliers de miroirs. Les cristaux --- jusqu'à 14 m de long --- brillent comme de la glace, et pourtant...

Quelques explications techniques ici. La description du reportage ainsi qu'une galerie de photos sur le site d'Arte, ici.

Date(s) de rediffusion :
Samedi, 15 décembre 2012, 16h10
Lundi, 24 décembre 2012, 01h45
Mercredi, 26 décembre 2012, 13h25


mercredi 5 décembre 2012

Tolstoï le dernier automne
Film de Michael Hoffmann
sortie en 2010


J'avais lu avec un grand plaisir les articles de Tania sur le roman "Ma vie" de Sofia Tolstoï, alors je n'ai pas manqué de regarder ce film passé cette semaine à la télé. Pour voir, comparer, invoquer d'autres images que celles générées par les extraits de choisis de Textes & Prétextes.

J'ai beaucoup aimé ce film, il décrit bien les sentiments complexes qui unissent les deux membres du couple Tolstoï. Mais j'ai été très surprise, après coup, de découvrir l'affiche du film sur Internet. Je me suis demandé, si c'était vraiment l'idée principale que je retiendrais de cette histoire. Mais après tout, pourquoi pas ?


Résumé ici, sur allociné :
Après cinquante ans de mariage, la comtesse Sofya Andreïevna, épouse aimante et dévouée de Léon Tolstoï, voit son monde s'écrouler soudain sous ses pieds. Au nom de sa nouvelle religion, le célèbre écrivain est en effet prêt à renoncer non seulement à son récent titre de noblesse, mais aussi à ses biens et à sa famille, décidé à terminer ses jours dans la pauvreté, l'austérité et la chasteté.

Sofya Andreïevna qui a dédié sa vie à cet époux extraordinaire, lui a donné treize enfants et a même copié
Guerre et Paix à six reprises de ses propres mains, découvre avec horreur les agissements du fidèle disciple Chertkov qui essaie de convaincre le grand Tolstoï de modifier son testament en laissant les droits de ses romans au peuple Russe plutôt qu'à sa famille ! Aussi indignée que révoltée et blessée, la comtesse se bat férocement contre ce qui constitue à ses yeux une insupportable injustice vis-à-vis d'elle et de ses enfants. Tout empire quand la passion qu'elle met à rappeler à son époux, les années, les difficultés et surtout leur amour, sert davantage le dessein de Chertkov et conforte Tolstoï dans son désir de simplicité, d'authenticité et de paix. 

 Présentation technique sur Wikipédia (ici).



jeudi 29 novembre 2012

Parfum de femme
Film de Dino Risi, 1975
Avec Vittorio Gassman


Je n'avais pas particulièrement envie de regarder ce film là, surtout après avoir perçu très vite la personnalité du personnage principal. Mais j'ai été captivée par le rôle et l'interprétation de Vittorio Gassman. Je voulais voir le déroulement de toute l'histoire, constater si le réalisateur (et/ou l'auteur du roman) sauvait ou non son acteur.


Présentation trouvée sur le site Comme au cinéma :

Dans un climat renfermé, discret et secret, Dino Risi y dresse le portrait étonnant d’un homme blessé et vaincu moralement, qui ne trouve plus de sens à sa vie qu’en exerçant une domination perverse sur un inférieur sans défense. Il y aurait bien les femmes pour le ramener à un comportement plus humain, mais il craint que leur amour ne soit dicté par la pitié. Ce qui l’intéresse le plus, ce qui l’excite encore, c’est de pouvoir rire de tout, de lui-même comme des autres, un rire amer, désespéré, un rire qui se moque du malheur, comme si c’était la seule façon de supporter le fardeau de son existence.

Suivant ainsi sa méthode qui consiste à traiter de manière comique des sujets tristes et à rendre attachants des personnages authentiquement antipathiques,
Dino Risi confie à Vittorio Gassman, avec qui il tourne là pour la onzième fois, un rôle d’aveugle individualiste, agressif, cynique et coureur de jupons invétéré qui identifie les femmes à leur parfum par la grâce d’un odorat jamais pris en défaut, au cours d’aventures à rebondissements aussi nombreuses que variées.

Adapté d’un ouvrage de Giovanni Arpino, Il Buio e il miele (L’obscurité et le miel), il aura fallu, en France, attendre sa traduction en 2005 pour découvrir ce roman, sans aucun doute un des livres majeurs de la littérature italienne du XXe siècle.

Une autre analyse, ici :
Le titre du film – qui peut faire songer à l’air « Odor di femmina » du Don Giovanni de Mozart, devenu emblématique du donjuanisme – fait référence au fait que Fausto identifie à l’odorat non seulement la présence des femmes, mais aussi leur couleur de cheveux et leur allure générale. Titre fabuleux, qui dit bien ce rapport à l’évanescent et à l’insaisissable – cette labilité des choses et des êtres qui nous entourent ; rapport mélancolique et brumeux à un monde auquel celui qui ne voit plus ne peut plus vraiment croire. Mort des images, mort des illusions : Parfum de femme est aussi et surtout un grand film du désenchantement. Et du désir inavoué, et sans cesse dissimulé à soi-même et aux autres, de se raccrocher à des certitudes et des sentiments dont on connaît pourtant la fragilité.

jeudi 22 novembre 2012

© Ad Vitam
Lady Chatterley
Film de Pascale Ferran



Ce film, réalisé en 2006, est repassé dimanche soir à la télé. Et sur le site allocine, j'ai retrouvé quelques photos et deux extraits qu'il me plait de partager avec vous. Je suis sûre (et espère bien) que cette évocation va évoquer en vous quelques images...



Petits arrangements avec l'amour 

Pascale Ferran livre son point de vue sur l'ouvrage de D.H. Lawrence et précise ses intentions : "C'est clairement une domination croisée. Une domination sociale et une domination homme/femme ; chacun des deux protagonistes étant à la fois dominant sur un terrain et dominé sur l'autre (...) il y a spontanément deux grands axes de travail assez distincts. Le premier est de considérer que ce thème-là : l'amour plus fort que toutes les barrières sociales, reste le centre du livre. Et, dans ce cas, pour restituer quelque chose du scandale de l'époque, il faut effectuer une transposition. Ça peut donner Loin du paradis de Todd Haynes , par exemple. L'autre, qui est mon hypothèse de départ, est de penser que le centre est plutôt à chercher du côté de la naissance d'un couple. De l'amour comme possibilité d'accès à une vérité intime. Comment, à partir de l'attraction de deux corps que tout oppose, un processus peut se mettre en place. Et comment ce processus d'amour ne fait qu'un avec l'apprentissage des différences de pensées - quelles que soient celles-ci -, l'apprentissage d'une langue commune, l'invention d'une forme de confiance, l'acceptation d'un abandon à l'autre, etc."


Venus et fleurs 

Pascale Ferran parle de la scène au cours de laquelle les deux amants décorent leurs corps de fleurs : "Moi, quand je la lis, je la trouve sublime. Je pourrais me damner pour la filmer. Des corps et des fleurs. J'ai l'impression que l'intégralité de mes enjeux intimes d'adapter le livre sont réunis là (...) Il y a la situation d'abord : comment, à un moment précis, former un couple, c'est aussi le plaisir d'être idiots ensemble. Et puis il y a la question de l'inversion entre le fond et la figure. La façon dont les corps des personnages deviennent le paysage et les fleurs, la figure. C'est aussi le moment où Constance, après avoir abandonné la passivité sur le terrain sexuel, accepte de nouveau, mais de façon active cette fois ci, d'être passive entre les mains de Parkin. Jusque-là, on peut parfois avoir l'impression que c'est elle qui invente l'homme de ses désirs et, à ce moment-là précis, c'est lui qui l'invente elle. En la modelant. Comme une sculpture ou un tableau. Voilà, c'est deux corps, une caméra, quelques fleurs, et la cristallisation de tout un film."
 


samedi 10 novembre 2012

© Thierry Bond/Mona Lisa
"L'homme, infidèle par nature ?"
Direct matin n°1167
Mardi 23 octobre 2012



C'est un documentaire qui est passé en deuxième partie de soirée sur France 2 "Du baiser au baiser. Polygames... mais fidèles". Un peu plus d'information sur le site du Nouvel Obs.

Je n'ai pas regardé l'émission jusqu'au bout ; malgré la présentation alléchante faite dans les deux articles, et la présence de soit disant expériences scientifiques, ou sketch humoristiques (j'ai dû m'endormir avant qu'ils n'arrivent à l'image) j'ai trouvé le documentaire assez racoleur ou, pour tout dire, trop vulgarisateur et pas assez informatif. Dommage, le sujet était plaisant...




dimanche 4 novembre 2012

"Miroir Mon AMour"
un épisode sur Arte
vendredi 26 octobre

Article de Tania Kahn (ici) paru dans Libération du vendredi 26/10/2012 concernant un téléfilm de Siegrid Alnoy :

(...) la réalisatrice Siegrid Alnoy, propose une lecture contemporaine et freudienne de Blanche-Neige et aborde sans détour la complexité des relations mère-fille.


Mon impression

Malgré le jeu impeccable des acteurs (dont Fanny Ardant que j'adore de manière inconditionnelle) je n'ai pas été convaincue par cette version ; l'univers froid, burlesque  ou encore sadomaso (dixit la journaliste) ne me semblait pas compatible avec ce conte. Dans le genre fantastique mais beau et poétique, j'ai vraiment préféré  l'adaptation de "Peau d'âne" par Jacques Demy.



Peau d'Ane - Le Cake d'Amour par guy-paul