"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

mardi 6 août 2013

Agora, le film

Pour la présentation c'est ici.
Ce péplum de 2009 est repassé à la télé récemment, je l'ai beaucoup apprécié, je le découvrais pour la première fois.

Résumé officiel  :
IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants... 
Une critique parue sur Première (Gael Golhen, ici) :
Fresque postmoderniste gonflée, Agora convoque des références écrasantes (Kubrick, Anthony Mann, Ben-Hur), propose une réflexion substantielle sur la liberté de pensée et emballe le tout dans une histoire pleine de bruit, de discours et de fureur. Plus dense et plus puissant que n’importe quel drame en costume vu récemment, le film s’interroge sur l’opposition entre raison et sentiments, savoir et intolérance, religion et pyrrhonisme. Certes, le drame intime n’est pas toujours à la hauteur du moment historique. L’essentiel reste qu’à travers cette page d’histoire, le film, lyrique, viscéral, ne parle finalement que du monde contemporain en racontant comment une civilisation stable et raffinée se meurt, rongée par le fanatisme.

4 commentaires:

  1. J'avais à l'époque écrit une réflexion à partir de ce film. J'ai beaucoup aimé le film et le personnage d'Hypatie, femme au-delà des femmes !
    http://saravati.skynetblogs.be/archive/2011/02/17/hypatie.html

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    1. Merci pour le lien ; maintenant je comprends d'autant mieux votre texte !

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  2. Avec une plume plutôt rugueuse, Bayon écrivit dans Libé que l'intérêt de ce film reposait sur :
    - "sa vision des premiers chrétiens en secte crasseuse de fous de dieu tueurs misogynes antisémites à la taliban, renvoyés dos à dos avec les démocrates esclavagistes grecs et les barbus juifs xénophobes lapideurs du cru."
    (13 janvier 2010).

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