"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

mercredi 9 avril 2014

Les 3 et 4e passages...


Voici deux très courts passages couverts parisiens découverts au cours de balades dans la ville.


Le passage Molière (du nom d'un de ses anciens théâtres) est situé dans le 3e arrondissement, dans le quartier des Halles. Ce lieu est inscrit aux Monuments Historiques (ISMH) depuis 1984. Il y abrite la maison de la poésie, pour visualiser un article très bien documenté sur ce lieu, cliquez ici !



Le passage du Perron, dans le 1er arrondissement, est situé à l'extrémité des jardins du Palais-Royal, du côté de la maison de Colette. Il abrite un magasin de jouets (célèbre pour ses beaux objets en bois) et une boutique spécialisée dans les boîtes à musique.


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jeudi 3 avril 2014

Balade dans Paris
Les Passages couverts
2e arrondissement


Que faire dans Paris ? Traverser un passage, oui mais lequel ? Je conseille ceux du 2e arrondissement, car ils sont assez proches les uns des autres (mais attention, nombreux sont fermés le samedi). N'ayant pas trouvé ce que je cherchais sur le Web (j'ai vu soit des photos, soit des horaires d'ouverture, mais aucune carte), j'ai décidé de composer mes propres articles avec images et localisations précises. Aujourd'hui, voici les deux premiers, typiques et pittoresques.


Le Passage de Bourg l'Abbé et le Passage du Grand-Cerf sont alignés et traversés par la rue de Saint-Denis.


Nous avons découvert le premier en venant du Bd Sébastopol, juste après le croisement avec la rue de Turbigo. L'entrée du Passage Bourg l'Abbé est peu lumineuse, le couloir est assez court, mais le lieu est charmant. Il est orné de deux belles horloges, les vitrines sont en boiseries, on y voit travailler des artisans.






Le second est le Passage du Grand Cerf qui conduit au quartier Montorgeuil. Il répond à tous les canons de beauté d'un passage : une très belle hauteur sous plafond, une riche verrière, une luminosité optimale, un remarquable carrelage du XIXe s. au sol et de belles vitrines, bref, très majestueux. Je le conseille aux amateurs de ces lieux couverts.





A suivre...

lundi 31 mars 2014

Devinette

Quel rapport entre la charmeuse de serpent (automate du début du XXe siècle) et la femme au singe en grès et bronze (exposée au Petit Palais) ?

  • Quelques indices se trouvent dans cet article, richement documenté, sur les automates des ateliers Roullet-Decamps (ici) présentés au musée de Souillac.  On y qui apprend qu'il existerait une douzaine d'exemplaires de la charmeuse de serpent (dont un présenté récemment à Neuilly).
L'automate et sa radiographie

Hiératique et mystérieuse, l’œuvre doit autant à l’image symboliste de la femme fatale tenant enchaîné un adorateur, qu’à une inspiration néo-médiévale propre à l’auteur.
L’ensemble forme une sorte d’objet d’art gigantesque, dont la forme séduisante et les couleurs chatoyantes font oublier l’exploit technique et l’ingéniosité de cet artiste encore méconnu.

Œuvre incontournable du Petit Palais,
présente également dans la vidéo officielle (ici).




mercredi 26 mars 2014

Histoires d'automates
Exposition
La collection de Neuilly
du 5/11/13 au 29/12/13

Extrait du livret de visite :

Dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, l'automate est ainsi défini : « machine qui porte en elle le principe de son mouvement ».
Si l'automate passionne les hommes depuis l'Antiquité, il connaît en France dans la seconde moitié du XIXe siècle un véritable Age d'or, marqué par une production variée (tableaux mécaniques, oiseaux chanteurs, androïdes, scènes sous globe...) et une grande créativité. De grands automatiers travaillent alors : Alexandre Théroude, Gustave Vichy, Jean Roullet et Ernest Decamps, Blaise Bontemps, Jean-Marie Phalibois et Léopold Lambert.
Selon leur nature, les automates servent à agrémenter les salons, sont des objets de collection ou alors de petits jouets automates pour les enfants. Reflets de toutes les évolutions techniques, ils sont pourvus de moteurs électriques au début de XXe siècle et servent alors de supports de publicité ou à animer les vitrines des magasins.

Trust in me...


samedi 8 mars 2014

Couverture trouvée ici
Maison de Balzac  
47 rue Raynouard  
Quartier Passy  
75016 Paris
 (partie 3/3)

Une passion dans le désert, nouvelle publiée en 1830. Texte complet disponible ici, publié par la bibliothèque de Lisieux. Illustré en 1949 par Paul Jouve (plus d'information ici).


Une centaine de plaques typographiques, représentant quelques uns des 2500 personnages de La Comédie humaine, sont exposés dans un salon. De très jolies photos de ces objets de collection sont publiées sur ce blog (cliquer ici). Pour en savoir plus sur Balzac et l'imprimerie, voir ici.

Eugène de Rastignac, plaque typographique


lundi 3 mars 2014

Maison de Balzac  
47 rue Raynouard  
Quartier Passy  
75016 Paris
 (partie 2/3)


A propos du café et autres excitants modernes...

Au sous-sol de la maison (un plan de visite a été édité par la mairie de Paris, ici), sont exposés des extraits d'essais de Balzac et des linogravures. Ainsi je vous soumets une partie du Traité des excitants modernes écrit en 1839, et illustré en 1989 par Pierre Alechinsky dans une édition d'Yves Rivière (une exposition a également été organisée sur ce thème au musée Balzac en Indre-et-Loire).

Le texte complet de cet essai est consultable grâce à la collection électronique de la Bibliothèque Municipale de Lisieux (ici).



vendredi 28 février 2014

Maison de Balzac
47 rue Raynouard
Quartier Passy
75016 Paris


D'après le site officiel, rubrique : De la maison au musée
La maison qu'il habitait, située sur une pente abrupte, offrait une disposition architecturale assez singulière. On y entrait. Un peu comme le vin entre dans les bouteilles. Il fallait descendre trois étages pour arriver au premier. Théophile Gautier, Ecrivains et artistes romantiques. Avec la Maison de Victor Hugo et le Musée de la Vie romantique (collections George Sand), la Maison de Balzac est l'un des trois musées littéraires de la Ville de Paris. Située au cœur de l'ancien village de Passy, cette maison est la seule demeure parisienne de l'écrivain qui subsiste aujourd'hui. Balzac y vécut de 1840 à 1847 et y conçut La Comédie humaine. En ce lieu également il écrivit quelques-uns de ses plus beaux romans tels La Rabouilleuse, Splendeurs et misères des courtisanes ou encore La Cousine Bette et Le Cousin Pons. Son appartement de cinq pièces se trouvait au dernier étage de cette maison à trois niveaux et ouvrait sur un jardin, comme aujourd'hui. L'écrivain y avait trouvé refuge sous le nom de "M. de Breugnol" pour fuir ses créanciers et il fallait un mot de passe pour entrer chez lui... Acquise par la ville de Paris en 1949, la maison fut aménagée en musée, puis dotée d'une bibliothèque. Le mobilier de l'écrivain ayant été dispersé à la mort de sa veuve, Mme Hanska, le cabinet de travail, seul, a été partiellement reconstitué. Dans les autres salles du musée, des tableaux, des objets personnels de Balzac, des manuscrits, des éditions originales, des estampes et bien d'autres objets rendent compte de la vie et de l'œuvre de l'écrivain, ainsi que de l'époque durant laquelle il vécut.