"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)
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jeudi 22 août 2013

En Vie alive
Aux frontières du design
Exposition (entrée libre)
Fondation EDF
6 rue Récamier, Paris 7e
26 avril -- 1er septembre 2013




L'extrait ci-dessous du dossier de presse est, à mon sens, une bonne présentation des diverses expériences à observer dans cette exposition très riche. On y trouve des applications de la biotechnologie dans le domaine de la santé (détection de maladies, hygiène), de l'industrie textile (nouveaux tissus et dentelles), du bâtiment (nouveaux outils, matériaux de construction), de la mode (bijoux, décoration et chaussures). Une partie est consacrée aux dérives et dangers possibles. Quelques courts métrages sont présentés au sous-sol, ils reprennent de manière plus ou moins plaisante des expériences en cours ou projetées (ou fantasmées) pour 2050 ou 2080.
S’inspirer de la nature n’a rien de nouveau. Mais il y a deux façons de le faire. La première est motivée par des préoccupations esthétiques. Nombreux sont les artistes et designers qui célèbrent les formes de la nature, ses couleurs et ses textures en l’abordant par sa plastique. Une autre approche, plus méthodique, consiste à se tourner vers la nature pour y trouver des solutions d’ingénierie. Les projets présentés ici sont concernés par cette dernière. Ils tentent d’imiter la nature pour résoudre des problèmes spécifiques, ou pour développer de nouveaux modèles de production et d’interaction inspirés par le monde naturel et ses mécaniques.
Que pouvons-nous apprendre de la façon dont une pomme de pin s’ouvre et se referme lorsque le taux d’humidité change ? Comment pouvons-nous développer de nouveaux outils numériques pour l’architecture en s’inspirant de la pousse d’une feuille qui grandit, cellule par cellule, avec un minimum de matière et d’énergie ? C’est ce que nous appelons le biomimétisme ou la bionique : déchiffrer les solutions trouvées par la nature qui, elle, bénéficie de 3,8 milliards d’années d’évolution et de ‘recherche’, afin de les adapter à des problèmes d’ingénierie contemporains.

Quelques illustrations de ce qu'on peut y voir.

Philip Beesley, radiant soil, 2013 : Cette installation spectaculaire est constituée de capteurs tactiles, qui déclenchent des mouvements de respiration, de caresse et de déglutition en fonction de la présence des visiteurs (cf. dossier de presse).


Imiter le comportement réactif d'une pomme de pin : Les textiles et surfaces intelligentes d’Elaine NgYan Ling imitent les mouvements de la pomme de pin : des grappes de fleurs en tissu bougent, des panneaux de bois délicatement sculptés se dilatent et se contractent en fonction des taux d’humidité et des variations de température (cf. dossier de presse).


Concilier la science et l’architecture pour développer des habitats durables et organiques, c’est la vision de Mitchell Joachim qui  propose de laisser tomber la construction traditionnelle et de faire pousser la maison du futur. Une structure préfabriquée et  customisée serait greffée sur un arbre pour qu’elle pousse avec lui (cf. dossier de presse).


Récolter l'énergie : l'énergie renouvelable produite grâce à la photosynthèse de ces mousses ou algues présentes sur une table permet d'alimenter une lampe de chevet ou un réveil numérique. Biophotovoltaic Moss Table, Carlos Peralta, Paolo Bombelli and Alex Driver, 2011.

jeudi 8 août 2013

Pour lire l'article, cliquer puis zoomer ici
Auriez-vous aimé être volontaire pour l'étude de Mme Hill ?

Trouvé ici par hasard (p. 21), un article amusant dans lequel est évoquée une étude de la professeure Wendy Hill, datée de 2009  qui a recruté des volontaires pour mesurer, dans certaines conditions, leur niveau de cortisol... La suite dans la vidéo ci-dessous ou encore dans une expérimentation ici entre deux étudiants du Lafayette College d'Easton, où Mme Hill enseigne.


lundi 22 juillet 2013

Affiche officielle
Gorges de la Diosaz 

Pour un peu de fraîcheur en ces temps de canicule... Voir le site officiel ici et sa visite virtuelle ici ; puis quelques illustrations maison (© EF).
Ce site a été aménagé grâce à la volonté d'Achille Gazin et la création de sa société en 1871.


Une partie du parcours d'1,3 km


vendredi 23 novembre 2012

Fidélité sous hormone
Direct Matin n°1183
vendredi 16 novembre 2012



p. 89 La dédicace

Dédicace : épisode de langage qui accompagne tout cadeau amoureux, réel ou projeté, et, plus généralement, tout geste, effectif ou intérieur, par lequel le sujet dédie quelque chose à l'être aimé.

1. Le cadeau amoureux se cherche, se choisit et s'achète dans la plus grande excitation telle qu'elle semble de l'ordre de la jouissance. Je suppute activement si cet objet fera plaisir, s'il ne décevra pas, ou si, au contraire, paraissant trop important, il ne dénoncera pas lui-même le délire --- ou le leurre dans lequel je suis pris. Le cadeau amoureux est solennel ; entraîné par la métonymie dévorante qui règle la vie imaginaire, je me transporte tout entier en lui. (...)


jeudi 15 novembre 2012

"L'âge d'or des cartes marines" (2)
Expo BnF
Site François Miterrand



Parmi les trésors exposés au milieu des cartes marines, j'ai spécialement remarqué trois pièces :

- un manuscrit illustré datant de 1410 du  Livre des Merveilles, que Marco Polo a écrit en 1298,

-  un exemplaire de l'Atlas catalan de 1375, attribué à Abraham Cresques,

- une citation  de Stefan Zweig, in Magellan, biographie écrite en 1938 :
"Essaye de te représenter comment ils se lançaient dans l'inconnu, ignorants de la route à suivre, perdus dans l'infini."

Le Devisement du monde,ou Il Milione ou Le livre des merveilles,
retrace les aventures de l’explorateur marchand vénitien Marco Polo
qui a vécu à la cour du grand Kubilai Khan (ici)


Atlas catalan : parchemins collés sur des rais de bois.
2 panneaux concernent la cosmographie et l'astrologie et 4 des cartes portolans.

mercredi 14 novembre 2012

L'âge d'or des cartes marines
BnF
Site François Miterrand



Présentation de l'exposition sur le site de la BnF :

Parmi les trésors de la Bibliothèque nationale de France, figurent des documents scientifiques d’exception dont la contemplation renvoie spontanément aux légendaires Grandes découvertes.
Il s’agit des cartes marines enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, appelées couramment « cartes portulans », de l’italien portolano (livre d’instructions nautiques). Ces cartes donnent la succession des ports le long des côtes, tandis que l’espace maritime est sillonné par des lignes qui correspondent aux directions de la boussole. Ce système graphique permettait aux marins de s’orienter et de faire le point, en reportant sur la carte la distance qu’ils estimaient avoir parcourue.
Le plus ancien portulan occidental connu serait de la fin du XIIIe siècle : c’est la fameuse « carte pisane », conservée au département des Cartes et plans. De ces premières cartes nautiques, seuls de rares vestiges ont survécu aux outrages du temps. Riche de cinq cents portulans, la BnF s’enorgueillit de posséder la plus grande collection au monde. Innovation technique, en même temps qu’objet de science et miroir de la quête d’un ailleurs, les « cartes portulans » s’imposent au regard contemporain comme de véritables œuvres d’art dont le caractère spectaculaire tient autant à leur taille, souvent imposante, qu’à leur polychromie et à leur univers exotique.
À partir d’une sélection de deux cents pièces majeures – cartes, globes, instruments astronomiques, objets d’art et d’ethnographie, animaux naturalisés, dessins, estampes, tableaux et manuscrits, issus des collections de la BnF ou prêtés exceptionnellement par le Quai Branly, Guimet, le Louvre, les Arts et métiers, le Mobilier national ou le musée de la Marine, le Service historique de la Défense, la British Library, des institutions italiennes et des collections régionales –, l’exposition aborde plusieurs questions : les conditions de navigation et l’usage des cartes ; les découvertes de l’Afrique, de l’Asie, des Amériques et du Pacifique et les rivalités entre les puissances maritimes, la circulation des savoirs géographiques entre océan Indien et Méditerranée ; la création et la diffusion d’une iconographie des Nouveaux Mondes avec leurs paysages, leurs peuples, leurs mœurs, leur faune et leur flore.


***

L'exposition virtuelle se trouve ici. Et une banque d'images .

Quelques impressions de l'exposition ci-dessous... Les prises de vues n'étant pas autorisées dans l'exposition, les images et captures d'écrans montrées ici proviennent toutes de documents publiés par la BnF.


Parcours de l'exposition (ici)



Salle 1 : Les cartes portulans (ici)

Salle 1 : Les cartes portulans (ici)

Salle 2 : Le partage du monde (ici)

Inutile de dire que mon regard a tout de suite été attiré par le planisphère cordiforme... conçu par un mathématicien français, Oronce Finé en 1531 :

Salle 4 : Les nouveaux mondes, terres australes (ici)

A suivre...

lundi 15 octobre 2012

Week-end des 13 et 14 octobre
Fête du timbre 2012
Fête de la science 2012


Tandis que le timbre fête le feu (ici, à Paris), et que la fête de la Science a lieu en même temps (mais ayant déjà pris la pluie plusieurs fois ce week-end --- parce que je ne fais pas encore mes courses avec mon smartphone...), je me suis contentée, en ce samedi, de regarder la télé.
J'ai pu profiter de la première partie de "La magie du cosmos" diffusée par Arte sous la forme de quatre très beaux documentaires  (programme complet et rediffusions ici).
  • Épisode 1 : L'illusion du temps
  • Épisode 2 : Qu'est-ce que l'espace
  • Épisode 3 : Le saut quantique
  • Épisode 4 : Univers ou multivers ?
Samedi soir, j'ai donc appris la fréquence d'oscillation de l'atome de césium (plus de 9 milliards de fois en une seconde) et qu'on pouvait découper le temps en tranches : "des tranches de maintenant". L'écoulement du temps n'est pas identique pour tous, en fonction du déplacement. Et donc, pour résumer, et étayé par des équations d'Einstein, que le présent était un peu virtuel (puisqu'on ne le vit pas tous en même temps !), qu'on pouvait voir le passé et  aller dans le futur.

Je colle la présentation officielle ci-dessous :

épisode 1 : L’ILLUSION DU TEMPS

Auteurs : Joseph Mc Master, Randall Maclowry
Réalisation : Randall MacLowry (52mn)
Si l’homme s’échine à mesurer le temps avec une précision croissante depuis des millénaires et à construire sa vie autour, il serait bien en mal de le définir, tant il demeure encore l’un des plus grands mystères de la physique. Car la perception de son flux continu n’est rien d’autre qu’une illusion. C’est Albert Einstein qui, le premier, fait voler en éclats l’hypothèse d’Isaac Newton d’un temps universel et montre que l’écoulement du temps est relatif. Pourquoi ? « Simplement » parce que le mouvement dans l’espace affecte son écoulement. Einstein révèle ainsi la connexion fondamentale entre espace et temps, induisant au passage que passé, présent et futur existent de la même manière et sans distinction ! Expliquer la passionnante complexité du temps, quand les physiciens confessent une perplexité sur la notion même du temps, relève de la gageure. À force d’images, de comparaisons et d’animations, Brian Greene parvient pourtant à remettre les pendules (de notre ignorance) à l’heure. Car ce voyage dans le temps sape avec habileté nos certitudes quotidiennes. Et si la physique n’y apparaît pas, loin de là, comme un jeu d’enfants, le tout compose un formidable cours d’initiation.

Lien permanent vers l'émission (ici).