Le tiers livre et Scriptopolis sont à l’initiative d’un projet de « vases communicants »
: le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à
charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations.
Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas
écrire pour, mais écrire chez l’autre.
La liste complète des participants est établie grâce à Brigitte Célérier.
Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir d’accueillir ici Dominique Hasselmann, tandis qu’il me reçoit sur son blog Le Tourne-à-gauche.
La liste complète des participants est établie grâce à Brigitte Célérier.
Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir d’accueillir ici Dominique Hasselmann, tandis qu’il me reçoit sur son blog Le Tourne-à-gauche.
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S’envoyer chacun une photo et « broder » à partir d’elle : à moi de jouer avec celle de la rue de la Gaité à Paris (14e) que j’ai reçue samedi dernier de votre part, chère Claire – comme une carte postale mais il lui manquait juste le timbre.
La Comédie italienne, je n’y suis jamais entré, dans ce petit théâtre, je me méfiais toujours de Goldoni, qui tenait ici l’affiche depuis des années (un peu l’équivalent de Ionesco avec sa Cantatrice chauve au Quartier latin). A chaque fois, je pensais à la Comedia de l’Arte mais immédiatement je voyais la chaîne de télé franco-allemande et un autre genre de culture.
Pourtant, les acteurs italiens ont un sacré répondant – même s’il est difficile d’atteindre le talent d’un Berlusconi, dont on regrette le retrait sur la scène politique ! – et nombre de films de la péninsule nous restent en mémoire : ceux de Monicelli, Comencini, Dino Risi, les acteurs Vittorio Gassman, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi, Sophia Loren, Stefania Sandrelli, Laura Antonelli…
Quand même pas tous « Affreux, sales et méchants »…
Mais je préfère de loin les films de Nanni Moretti, j’avoue, dans lesquels il sait mixer la joie, la tristesse et la politique.
Je me suis demandé, en regardant sur votre photo ces sortes d’assiettes collées au mur de cette Comédie italienne, si elles pouvaient servir de tir au pigeon (Trintignant s’y était collé avec Le Fanfaron…), et si les Japonais qui passaient devant cette devanture savaient ce qui était concocté de l’autre côté du mur. Ou bien se dirigeaient-ils peut-être vers un lieu plus spécialisé, l’Odyssex, qui tient vitrine au numéro 28 ?
La rue de la Gaité possède sans doute une certaine réputation touristique : il est vrai qu’elle est proche de la gare Montparnasse, carrefour de rencontres, de désirs, aboutissement ou départ de déplacements réels ou imaginaires.
La comédie est forcément un art, et rire ou pleurer c’est faire venir le soleil ou la pluie.
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Texte : Dominique Hasselmann
Photo : Claire






