"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

mardi 30 juillet 2013

Une critique de l'ouvrage ici
Le mystère Zweig
Le Point
4 avril 2013


Article écrit par la biographe de Stefan Zweig dont l'ouvrage vient d'être réédité. Un résumé ici :

« Il y a un mystère Zweig : j’ai écrit ce livre pour tenter de le percer. Comment un écrivain aussi secret et discret a-t-il été capable d’allumer un feu chez ses créatures romanesques et de le faire partager à ses lecteurs ? Ce sont les origines de ce feu que j’ai cherché à découvrir à travers les péripéties de sa vie. Je suis allée à Vienne et à Salzbourg, dans cette Autriche finissante avec laquelle Zweig a entretenu des rapports si complexes d’amour-haine, puisque ce pays a été sa véritable patrie et la source de tant de souffrances. Je suis allée au Brésil, à Petropolis, haut lieu de son suicide et de son désespoir. Homme de passion, sous son élégance MittelEuropa, c’est un écrivain qui se livre difficilement. Il faut partir à sa recherche, décrypter ses amours et ses amitiés. Ce parfait homme de lettres en apparence est un artiste qu’attire la foudre – les folies d’Amok ou les tabous de la vie des femmes, que celles-ci osent à peine s’avouer à elles-mêmes, leurs voluptés secrètes. Ami de Romain Rolland, d’Emile Verhaeren, de Thomas Mann, de Joseph Roth, tous grands Européens qui croyaient comme lui à la paix, à l’amitié, dans un monde ouvert et concilié, cet écrivain raffiné, choyé par les élites, aurait pu demeurer comme l’archétype d’une civilisation disparue. Son prodige est d’avoir réussi à conquérir aujourd’hui un si vaste public. Loin de rejoindre dans les bibliothèques les auteurs à demi oubliés de son temps, Zweig rayonne. Il continue de séduire. On aime son style, rapide et sûr. Sa compassion, inégalable. Sa sensibilité d’écorché vif. Peut-être aussi les lueurs sombres, les fumées délétères de son œuvre, qui correspondent si bien à nos angoisses, à nos tourments contemporains. Zweig était lui-même biographe : auteur de livres qui sont des modèles du genre, Marie Stuart ou Marie-Antoinette. C’était pour moi une dette d’écrire à mon tour sa biographie : tenter de rendre vivant cet homme de passion dans une biographie passionnée. »


jeudi 25 juillet 2013

Trois maîtres
Stefan Zweig
Livre de poche

4e de couverture :

Du Joueur d'échecs à Combat avec le démon, l’œuvre entière de Stefan Zweig montre sa fascination pour les grandes aventures de l'esprit humain. C'est de la création romanesque que nous parle ici le célèbre écrivain autrichien, à travers trois « géants » du XIXe siècle, qui ont su forger un univers autonome, à l'image de leur puissante personnalité, avec ses types humains, ses lois morales, sa métaphysique. Chez Balzac, l'élan créateur exprime une volonté de puissance par rapport à la société ; chez Dostoïevski, l'affirmation d'un destin tendu entre extase et anéantissement ; chez Dickens, l'accord entre un génie individuel et les traditions d'une époque, chacun incarnant ainsi un « type » d'artiste exemplaire. Pénétration psychologique, admiration passionnée, intime complicité d'un romancier avec ses modèles font de Trois maîtres un chef d’œuvre critique inégalé.


Extrait de la partie Balzac, p. 47

La mission du poète, à qui --- ne serait-ce que parce que lui-même est simplement un produit, une créature de son temps --- il est interdit d'extraire de ces choses changeantes ce qu'elles ont de permanent, ne peut être que de décrire la pression atmosphérique, l'état intellectuel de son époque, le jeu réciproque des forces collectives qui ont animé, groupé et de nouveau séparé des millions de molécules. Être le météorologiste des courants atmosphériques de la société, le mathématicien de la volonté, le chimiste des passions, le géologue des formes primitives des nations --- en somme, un savant multiple qui sonde et ausculte avec toutes sortes d'appareils le corps de son époque et en même temps un collectionneur de tous les faits, un peintre des paysages contemporains et un soldat des idées contemporaines, telle est l'ambition de Balzac. Voilà pourquoi il était si infatigable dans l'enregistrement des choses infinitésimales aussi bien que des plus grandioses. Et c'est ainsi que son œuvre, dans le mot profond de Taine, est devenue le plus grand magasin de documents humains qu'il y ait eu depuis Shakespeare.

lundi 22 juillet 2013

Affiche officielle
Gorges de la Diosaz 

Pour un peu de fraîcheur en ces temps de canicule... Voir le site officiel ici et sa visite virtuelle ici ; puis quelques illustrations maison (© EF).
Ce site a été aménagé grâce à la volonté d'Achille Gazin et la création de sa société en 1871.


Une partie du parcours d'1,3 km


samedi 20 juillet 2013

Plus d'infos sur l'ouvrage ici.
Le Nôtre (suite)

Je viens d'apprendre, tout à fait par hasard, qu'André Le Nôtre avait été à l'origine du tracé des Champs-Élysées en 1674. A l'époque cette voie était nommée Grand Cour et était ouverte au public. Paru in Direct Matin n°1332 du 9 juillet 2013.

J'aurais dû mieux lire la fiche Wikipédia que j'ai citée récemment...

En 1664, Colbert charge Le Nôtre d'embellir le jardin des Tuileries qu'il transforme en profondeur, ouvrant plusieurs perspectives dont l'une servira de tracé à la future avenue des Champs-Élysées. Entre 1670 - 1683, il travaille sous les ordres du même Colbert au remaniement des jardins de son château de Sceaux. Il conçoit un projet pour le château de Racconigi en Italie en 1670 et refait les jardins de Venaria Reale en Italie en 1674-1698.
Paru in Direct Matin n°1332 du 9 juillet 2013


Ma modeste biblio sur le sujet (cliquer sur chaque couverture permet d'ouvrir le post concerné).


Domaine de Sceaux
Domaine de Sceaux
Domaine de Versailles



Domaine de Vaux-le-Vicomte
Domaine de Chantilly


mardi 16 juillet 2013

« Sceaux est une ouvre majeure de Le Nôtre »

Pour continuer sur le sujet du quadri-centenaire de la naissance d'André Le Nôtre, cet article paru dans HDS.mag n°29 de mai-juin 2013, pp. 28 et 29 à lire ici.



samedi 13 juillet 2013

In « A nous Paris »
du 13/05/13
Sur les pas d'André Le Nôtre aux Tuileries

Pour plus d'informations sur cette exposition qui se tient actuellement (du 24 mai au 30 septembre 2013), cliquer ici ou :

A cette occasion, dans le cadre de la manifestation annuelle "Rendez-vous aux jardins" organisée par le Ministère la Culture et en partenariat avec l’événement "Jardins, Jardin" dédié aux tendances du jardin urbain et du design d'extérieur, le Louvre organise un programme pour découvrir et comprendre l'art de cet architecte paysagiste.  La personnalité d’André Le Nôtre (1613-1700), jardinier de Louis XIV et "grand inventeur" de jardins, est particulièrement liée aux Tuileries.

mercredi 10 juillet 2013

Que représentent, selon vous, ces photos plus ou moins floues prises depuis une forêt au nord de Paris ?



... une ancienne abbaye cistercienne, classée Monument Historique, située dans l'Aisne, près de Soissons.


... avec une abbatiale gothique datant du début du XIIIe s.




D'après Wikipédia et cela est confirmé par les guides, « elle fut détruite après le départ des moines à la Révolution française (1793), jusqu'au rachat des ruines en 1804 par le comte Henri de Montesquiou (1768-1844) dont les descendants continuent à entretenir de nos jours les restes des anciens bâtiments monastiques. »


Alors, la connaissez-vous ?


Je pose ici quelques liens contenant la réponse...