"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

mardi 31 décembre 2013

D'après Jean-Baptiste Van Loo (1684-1745).
Illustration empruntée ici.
Un mariage à Lyon 
Stefan Zweig
Livre de poche


La première nouvelle s'intitule "Histoire d'une déchéance", elle relate les derniers mois de Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf, marquise de Prie, également appelée Madame de Prie, au tout début du XVIIIe siècle, dans son château de Courbépine, en Normandie. Pour plus d'information sur sa biographie, voir Wikipédia ici ou également cet article, en anglais. Pour en connaître d'avantage sur la vie de « la maîtresse absolue du royaume » et la pièce que Voltaire consacra à son « salon princier », voir ici.

Le château de Courbépine a été malheureusement détruit (voir le site officiel de Bernay dans l'Eure, ici) :
Un premier château a été érigé au lieu-dit « Le Désert » au XVIIème siècle par Léonor de Matignon, évêque de Lisieux.Par la suite, le baron de Plasnes, Marquis de Prie, acquiert la seigneurie de Courbépine. Le château de Courbépine, est alors reconstruit au cours de la seconde moitié du XVIIème siècle et accueille l’exil de la marquise de Prie.
De son vrai nom Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf, marquise de Prie, a été la maîtresse du Duc de Bourbon, et par la même, l’une des femmes les plus importantes de la cour de Louis XV. Elle a été contrainte de quitter la cour et de regagner ses terres normandes. En effet, le Duc de Bourbon, ministre principal au début du règne de Louis XV et la marquise tentèrent de faire exiler le principal rival du Duc (le cardinal Fleury), mais sans succès. Lorsque que ce dernier devînt à son tour ministre principal, le duc de Bourbon fut exilé dans son château de Chantilly et la marquise dans celui de Courbépine où elle mourut.Elle fut enterrée dans le chœur de l’église en 1727.
Le château de Courbépine a été vendu en 1777 avant d’être démoli quelques années plus tard.

Un extrait choisi de la nouvelle de S. Zweig, p.  42--43 :
Elle mit tout son amour-propre à être belle et royale lors de cette ultime soirée où on la verrait, elle souhaitait orner à jamais son image d'une couronne invisible, associer à son nom ce frisson de pure vénération qu'inspire tout ce qui est sublime. Le fard masquait la pâleur de ses joues creuses, sa maigreur disparaissait sous d'amples vêtements orientaux, ses yeux fatigués scintillaient du troublant éclat emprunté aux pierres précieuses qui rayonnaient dans sa chevelure comme, par un matin humide, la rosée sur une fleur sombre. Et lorsque le rideau s'ouvrit dans un bruissement et qu'elle apparut ainsi, dans une splendeur encore infiniment accrue par la passion qui l'habitait, entourée de serviteurs agenouillés, du peuple qui la regardait avec un étonnement respectueux, un frémissement parcourut les rangs de ses hôtes. Son cœur battait : pour la première fois depuis ces semaines amères elle sentait déferler vers elle cette belle vague d'admiration qui avait été si longtemps le support de son existence et un sentiment merveilleux s'empara d'elle : une légère tristesse mêlée de joie mélancolique, un regret qui sans cesse refluait pour laisser place au bonheur. Devant elle c'était comme des flots qui se brisaient, elle ne voyait plus les hommes un à un, ce n'était qu'une masse, peut-être ses invités, peut-être la France entière, peut-être la postérité, peut-être l'éternité. Et dans sa félicité, elle ne comprenait qu'une chose : elle était au sommet, encore une fois au sommet, enviée, admirée, resplendissant de la curiosité de tous ces regards anonymes et enfin, enfin, au bout de combien de temps !, elle était à nouveau consciente de vivre, d'être vivante. Et la mort n'était pas un prix trop élevé pour cette seconde de vie.

Pour conclure cette description d'ambiance festive, je vous souhaite une excellente nouvelle année 2014 à tous ! Qu'elle vous apporte beaucoup de joie et de bonheur...

"Venez vite, je goûte les étoiles" se serait exclamé Dom Pérignon
en dégustant ce qu'il avait élaboré.
Photo et citation empruntés ici.


mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël 2013

Vous trouverez la vidéo complète sous ce lien...

© Dromadaire

© Dromadaire

© Dromadaire

© Dromadaire

samedi 14 décembre 2013

Clavecin Ioannes Couchet ; source : site officiel (ici)
Musée de la musique
Porte de Pantin
75019 Paris



D'après le site officiel (ici) :
Le Musée de la musique rassemble au sein de la Cité de la musique, sur un espace de 2000 m2, une collection de plus de 4 000 instruments dont des trésors nationaux ou des instruments mythiques comme le Piano de Chopin ou la guitare de Brassens, permettant de relater l'histoire de la musique occidentale du XVIIe siècle à nos jours et de donner un aperçu des principales cultures musicales de par le monde. 
D'après le dossier de presse (ici) :
XVIIe siècle : la naissance de l'opéra
De Monteverdi à Lully, le premier espace du Musée introduit le visiteur dans les plus grandes cours d’Europe de l’époque baroque. C’est en Italie que débute le parcours, avec la maquette de la salle du palais de Mantoue où fut représenté en 1607 l’Orfeo de Monteverdi, premier opéra à nous être parvenu. Un ensemble d’instruments représentatif de l’œuvre témoigne de la richesse des formes et des décorations : régale-bible, contrebasse de viole à la délicate volute. Plusieurs vitrines prolongent la découverte d’instruments emblématiques de l’époque, tels que cornets à bouquin, cistres et luths, avec, en point d’orgue, une remarquable collection d’instruments des célèbres luthiers Sellas. Le visiteur peut contempler de précieux claviers italiens dont le raffinement des peintures et du travail sur bois égale la subtilité des sonorités. 

Copyright Nicolas Borel (ici)

Copyright Nicolas Borel

Au premier plan à droite de la deuxième photo : le clavecin Ioannes Couchet, classé par l’État comme Trésor National :
  • voir la fiche de la médiathèque (ici et )
  • un joli site spécialisé (ici)
(...) clavecin Ioannes Couchet Anvers, 1652, ravalé en France en 1701 (E.2003.6.1)
D’une grande qualité d’exécution, cet instrument confirme l’attrait des clavecins flamands en France au début du XVIIIe siècle. Ravalé en 1701, il reçoit à cette occasion un nouveau décor de grotesques sur fond doré, appelé « à la Bérain » du nom du célèbre ornemaniste. Le piétement avec caryatides est un des rares originaux de l’époque de Louis XIV. L’ensemble compose un mobilier homogène élégant.

jeudi 5 décembre 2013

Paris Story
11 bis rue Scribe
75009 Paris




D'après le site officiel (ici) :
Principale attraction du musée, le film Paris-Story vous fait revivre l'Histoire de Paris depuis 2000 ans, en 50 minutes. Victor Hugo apparaît en holo-vidéo et vous guide à travers les 2000 ans de Paris ! Que vous soyez petit, grand, parisien, touriste, passionné ou amateur, Paris-Story vous comblera. Une fresque gigantesque et émouvante, revue et améliorée il y a peu, à voir absolument pour (re)découvrir « la Plus Belle Ville du Monde ». (...)
Ce spectacle rempli d’émotion, enrichi d’images d’archives, et de films du début du XXe siècle, retrace 2000 ans d’histoire parisienne sur un écran panoramique de 12 m de large, en qualité numérique HD.

© Photos Arnaud Frich
J'ai découvert ce musée très récemment et par hasard. Il est tout petit, mais comporte une impressionnante maquette de Paris interactive et offre la diffusion d'un film sur écran géant pour le moins étonnant (un conseil : ne vous mettez ni trop près de l'écran, ni au milieu).

dimanche 1 décembre 2013

Fête des jardins
23 septembre 2013


Un succès pour la fête des jardins (ici) ? Un programme pouvait être lu ici et . Pour ma part, j'avais choisi la société nationale d'horticulture de France, la SNHF (ici).

Il y avait des stands, des ateliers pour enfants, des conférences (dont une sur Le Nôtre) et une superbe façade à photographier.


Copyright ici

Copyright site officiel ici
 Les trois dernières, brumeuses, prises avec mon téléphone...



mercredi 27 novembre 2013

©  site officiel
Jardins Albert Kahn
Novembre
Boulogne-Billancourt


Je suis retournée à Boulogne,  dans ce domaine d'environ 4 ha au cœur de la ville. Je l'avais déjà présenté une fois (ici) et aimerais bien reconduire l'expérience à différentes saison. (© photos : EF)














samedi 23 novembre 2013

Vitrines de Noël
Paris
Novembre 2013


A peine mi-novembre et Noël serait déjà là ? Presque si on en croit les grands magasins, les étalages, les publicités télévisées et papier, les vitrines, les catalogues, et même les bus. Oui, qui d'autre a vu, il y a plus de 15 jours, un tonitruant "joyeux Noël" sur le bandeau lumineux d'un bus parisien, sensé indiqué sa direction ?
N'empêche, même s'il y a exagération et/ou grosse manipulation commerciale, certaines vitrines décorées sont belles et créatives. A vous de juger sur pièces (© EF).

N.B. : désolée pour la pub non intentionnelle ;-)