"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

samedi 23 novembre 2013

Vitrines de Noël
Paris
Novembre 2013


A peine mi-novembre et Noël serait déjà là ? Presque si on en croit les grands magasins, les étalages, les publicités télévisées et papier, les vitrines, les catalogues, et même les bus. Oui, qui d'autre a vu, il y a plus de 15 jours, un tonitruant "joyeux Noël" sur le bandeau lumineux d'un bus parisien, sensé indiqué sa direction ?
N'empêche, même s'il y a exagération et/ou grosse manipulation commerciale, certaines vitrines décorées sont belles et créatives. A vous de juger sur pièces (© EF).

N.B. : désolée pour la pub non intentionnelle ;-)







mercredi 20 novembre 2013

Traverser la lumière
Espace Fondation EDF
6 rue Récamier
Paris 7e


J'avais tellement aimé ce lieu (voir ici), que je n'ai pas hésité dès que j'ai eu l'information qu'une nouvelle exposition scientifique était présentée. J'ai brièvement survolé l'interview de l'artiste (ici) et ai programmé cette visite. Mais... l'émotion ressentie la première fois n'était plus là, ni la multitude de vitrines, ni les expériences ludiques. Il s'agissait là de s'installer et de regarder, pendant au minimum un cycle de 22 minutes, un défilement de lumières : le visiteur au centre de l’œuvre en mouvement. Un peu déçus, nous ne sommes pas restés assez longtemps pour assister à l'accompagnement musical de la progression.

Présentation issue du site officiel :
La Fondation EDF présente dans son espace d’exposition une installation lumière inédite, créée par Nathalie Junod Ponsard. Du 5 octobre au 10 novembre 2013, l’artiste invite le public à traverser un environnement inondé de lumière(s) si intense(s) qu’il lui fait perdre l’ensemble de ses repères spatio-temporels. Cette oeuvre, qui sera inaugurée à l’occasion de la Nuit Blanche 2013, permettra au visiteur d’être plongé, le temps d’un cycle de vingt deux minutes, dans un espace bicolore et en mouvement balayant les douze couleurs du spectre lumineux. Rencontre.



Quelques unes de nos photos :




dimanche 17 novembre 2013

Journée du patrimoine 2013 
Visite de Bercy ! 


De manière toute à fait inattendue (parce que c'était le passage pour nous rendre à la maison de la RATP) je me suis aperçue que le domaine de Bercy était ouvert ce jour là également. Tentés par le peu d'affluence devant l'entrée principale, nous nous sommes risqués à suivre la visite. Et avons découvert un immense palais que nous avons parcouru partiellement. Tout de même du sous-sol (avec l'impressionnant Télédoc : système de distribution automatisé du courrier par wagonnets sur rails) jusqu'aux étages élevés avec les salons, salles de conférences et bureaux de certains ministres. Impossible cependant de s'égarer : nous avions un jeu de piste à compléter et du personnel était présent, ce dimanche, à chaque bifurcation ou changement d'étage.

Résumé officiel et très complet en photos ici.

Le circuit réalisé (je pense plusieurs kilomètres quand même) sous forme d'un grand jeu de piste (questions pour les "grands", récompenses pour les "petits") :







mercredi 13 novembre 2013

Journée du patrimoine 2013
Portes ouvertes à la RATP


Cette année, grâce à la RATP, nous avons pu profiter d'une balade en bus à travers un quartier de Paris. Mais pas n'importe quel bus : un des spécimens jalousement conservés par l'Association des Autobus Parisiens à Plateforme. Nous avons eu quelques difficultés à s'inscrire sur le Web (seuls quelques créneaux ouverts le matin et immédiatement pris d'assaut), nous avons dû nous armer d'une grande patience le jour même (plusieurs heures de file d'attente, quartier gare de Lyon, agréablement utilisées en jouant au rallye qui était prévu dans les sous-sol du métro --- grâce souvent à Google via nos téléphones --- ou visiter à tour de rôle la maison de la RATP). Mais, je crois que cela en valait la peine...

Prochain RDV, le 17 novembre.

Descriptif trouvé sur le site :

Photo issue du site de la RATP


Paris en bus anciens
Un parcours à bord de bus ayant marqué l’histoire des transports en commun parisiens, pour vivre la ville dans une ambiance années 30. Les fameux bus TN à plate-forme seront une nouvelle fois mis à l’honneur, pour des voyages empreints de nostalgie !

Voici quelques unes de nos photos :



dimanche 10 novembre 2013

Image du Blog bullies.centerblog.net
Source : bullies.centerblog.net sur centerblog.

"Enfants de manipulateurs.
Comment les protéger ?"
Christel Petitcollin
Guy Trédaniel éditeur


Suite du partage de quelques passages du recueil.

Extrait du chapitre 5 : Le profil du parent victime (p. 94--96) :

Nous sommes tous concernés. Souvent, les victimes cherchant de l'aide testent timidement notre disponibilité et se heurtent au déni, au manque d'enthousiasme et à la lâcheté ambiante. On n'a pas envie qu'elles nous attirent des ennuis. Trop rares sont les bonnes âmes courageuses à leur dire vigoureusement : « Si ça tourne au vinaigre, n'hésite pas. Viens te réfugier chez moi, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. »

C'est ainsi que toute la société cautionne la violence conjugale, en ne mesurant pas réalistement l'ampleur du danger et en refusant aux victimes l'aide énergique dont elles auraient besoin.

Mais ces victimes sont tellement ambigües : on sent bien qu'elles ne disent pas tout. Elles se plaignent mais défendent leur agresseur, le quittent puis retournent vivre avec lui. Elles dénoncent la maltraitance sur les enfants, mais sont d'accord pour la garde alternée... Qui peut y comprendre quelque chose dans ces contradictions ? Qui peut comprendre que la victime, sachant que la garde alternée est non négociable pour son manipulateur sous peine de féroces représailles, n'a même pas envisagé une seconde de pouvoir faire autrement ? Qui connait suffisamment les mécanismes de l'emprise psychologique pour comprendre que ce n'est pas de son plein gré et en toute conscience que la victime retourne se jeter dans la gueule du loup ? De plus, ces victimes ne sont pas angéliques pour autant. Elles ont leurs défauts et leur part d'ombre, comme tout le monde. Or, dans l'inconscient collectif, quand on est victime, on doit l'être à 100 %. Si vous voulez qu'on vous accorde le statut de victime vous devez être blanc comme un lys (ou comme une oie blanche). Pas le droit d'être un peu mesquin, un peu intéressé, un peu idiot, un peu lâche (en plus d'être terrorisé...) Pas le droit aux gaffes ou à l'erreur. Bref, vous n'avez plus droit à votre imperfection humaine. Pour être pris au sérieux, il vous faut une auréole.

A l'instar de la plupart des gens, les victimes ne soupçonnent pas le quart de la réalité de la situation, malgré les preuves flagrantes qu'elles ont au quotidien sous le nez.

« Non, je débloque ! (Ou Christel Petitcollin débloque !) J'ai honte d'avoir de telles pensées. Il (elle) ne peut pas le faire exprès. Ce n'est pas possible qu'un père (qu'une mère) n'aime pas ses enfants. »

Comme je vous l'ai dit plus haut, le manipulateur choisit sa victime parmi les gens ouverts, capables de se remettre en cause, gentils et bienveillants. Bloquée dans ses valeurs humanistes, la victime cherche toujours à restaurer le dialogue, à trouver un terrain d'entente et culpabilise de ne pas y arriver. Dénigrée en permanence, elle a perdu toute confiance en elle et toute estime de soi. Sa préoccupation essentielle : essayer de maintenir une illusion de cohérence familiale. Elle croit qu'en mystifiant ses enfants, elle les protège. Parfois c'est vrai : jusqu'au divorce ou jusqu'à l'adolescence, les enfants ont cru vivre dans une famille normale et unie. Parfois, la victime est la seule dupe. Les enfants voient leur parent victime se leurrer et hochent la tête avec consternation.

Malgré ses difficultés à se protéger ainsi que ses enfants, le parent victime est en général un bon parent, mais il est néanmoins conditionné à être un meilleur parent de son conjoint que de ses enfants. (...)

mercredi 6 novembre 2013

"Enfants de manipulateurs. 
Comment les protéger ?"
Christel Petitcollin
Éditions Trédaniel


Présentation de l'ouvrage sur le site de l'éditeur (ici). Comme d'habitude pour ce sujet, ce recueil est illustré de nombreux exemples réels rencontrés au cours de l'exercice professionnel de l'auteur.


Un extrait de l'introduction p. 18--19 :

Je refuse d'être pro-mères et je refuse d'être pro-pères. Pourtant, je suis chaque jour aux premières loges pour accueillir la détresse de ces parents sains, assistant impuissants à la destruction de leur enfant par le parent pervers. Alors, loin de moi l'idée de nier ou de minimiser leur douleur. Mais ces souffrances des mères et des pères qui se disent « désenfantés » aussi intenses soient-elles, sont des chagrins d'adultes. Ce qui me bouleverse avant tout, c'est la souffrance des enfants.

A part les quelques associations exclusivement centrées sur les droits des enfants, comme par exemple « l'Enfant d'abord », auxquelles je rends hommage, nul dans cette société qui use et abuse du concept de « l'intérêt supérieur de l'enfant » ne semble aujourd'hui être capable d'entendre le vécu atroce de ces petits. Alors, à travers ces pages, je veux être exclusivement pro-enfants, de la façon la plus neutre, la plus objective possible, en faisant appel au bon sens le plus élémentaire.


Un extrait du chapitre 3 : Les relations du parent manipulateur avec ses enfants (p. 57--58) :

Mais comme ce parent normal ne devine pas la malveillance délibérée du manipulateur, il pense à de la maladresse, pas à de la maltraitance. Il a bien remarqué l'immaturité de son conjoint et repéré avec étonnement que celui-ci est jaloux de ses propres enfants. Chaque jour, il peut constater que le manipulateur est en rivalité féroce avec sa progéniture, dans la quête de son attention. Un mari crie à sa femme : « Mais tu ne vois pas que ce gosse (6 mois) cherche à nous faire divorcer ! C'est dingue, il a plus de droits que moi, ici ! » Exclusif, possessif et jaloux, le manipulateur exige d'être le fils chéri (ou la fille unique) de son conjoint et refuse toute limite et toute contrainte. Il regarde d'un œil mauvais tous les moments de tendresse qui peuvent exister entre l'autre parent et ses enfants, cherche à les interrompre et exerce de telles représailles que peu à peu, les enfants et ce parent prennent l'habitude de s'abstenir de toute démonstration de joie ou de tendresse en la présence du manipulateur. De même, tout ce qui fait la joie de l'enfance : les jeux, les peluches, les histoires, les câlins, le doudou, la sucette, attisent sa rage. Le parent manipulateur cherche à priver ses enfants de toute douceur et à effacer toute trace d'enfance. Au plus vite, il faut supprimer les biberons, la poussette, la sucette, le doudou, l'ours en peluche, etc. En sa présence, il est quasiment impossible à l'autre parent de se montrer aimant avec son enfant, de lui lire une histoire au moment du coucher, de le rassurer quand il a peur, de le consoler quand il s'est fait mal ou de l'écouter quand il veut raconter sa journée d'école.

Le parent sain essaie de son mieux de valoriser et d'investir l'autre parent dans l'éducation des enfants. Mais en vain. Le vieil enfant qui sommeille en tout manipulateur ricane et se régale de faire enrager son conjoint. Il se fera un plaisir de transgresser lui-même les règles que l'autre parent essaye d'inculquer aux enfants, d'inciter les enfants à désobéir et de saboter tout système éducatif cohérent. Pire, les manipulateurs prennent les enfants à témoin de la bêtise de l'autre parent , le dénigre et se moque de lui devant eux : « Regarde ta mère... » ou « Décidément, ton père... »


dimanche 3 novembre 2013

Copyright : site du musée
Choco Story
Musée du chocolat gourmand
Boulevard Bonne Nouvelle
Paris 10e


Pour les gourmands qui n'oseraient pas affronter la foule du 19e salon du chocolat, je suggère le musée du chocolat. Idéal pour les grands et les petits (un parcours leur est dédié) avec expositions, démonstration, ateliers sur réservation et dégustation sur 850 m2 dans Paris... Durée de la visite : prévoir environ 2 heures.

Extrait du dossier de presse (ici) :

Il retrace l’histoire du cacao et présente les différentes méthodes de fabrication et de dégustation du chocolat à travers le temps. Grâce à une collection privée remarquable de plus de 1000 objets, le public découvre des ustensiles et objets aussi insolites que fascinants. La boutique et les ateliers pour petits et grands permettent quant à eux d’emporter chez soi un peu de l’histoire du chocolat.

Le musée de 850 m2 sur 3 étages, est divisé en 3 parties :
  •  La première partie revient sur les origines du cacao avec une présentation du cacaoyer et une immersion dans les cultures Maya et Aztèque. 
  • La seconde partie du musée présente l’introduction du chocolat en Europe, se penche sur sa composition et montre comment la production est devenue industrielle au XIXe siècle. 
  • La dernière partie aborde enfin le chocolat sous son aspect plus contemporain et comprend entre autres une salle de démonstration qui permet de voir en direct la fabrication d’un bonbon chocolaté et bien évidement de le déguster ! 
Copyright : site du musée




Direct Matin n°1375, vendredi 25 octobre 2013