"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

dimanche 10 février 2013

Madame Beate et son fils
Arthur Schnitzler
Éditions Stock


Quatrième de couverture : 

Veuve depuis cinq ans, Béate Heinold ne vit plus que pour son fils Hugo, dont elle a toujours voulu être non seulement la mère, mais aussi l'amie, la confidente. Or Hugo, qui traverse sa première crise sentimentale --- il a dix-sept ans --- est brusquement devenu un étranger, silencieux et fermé. Intimidée et perplexe devant cet être nouveau pour elle, Béate trouvera-t-elle apaisement et réconfort dans la brève aventure qui par ailleurs s'offre à elle ?

Il n'y a pas d'amour heureux chez Arthur Schnitzler. Pour l'étude des complications du cœur, il avait en quelque sort « inventé » la psychologie des profondeurs avant Freud --- et l'on sait la considération qu'avait pour lui le père de la psychanalyse. Ce sont les sentiments trop péniblement refoulés, les désirs obscurs, les passions jamais pures --- même quand il s'agit de l'amour de Frau Béate pour son fils --- qu'il explore à petits coups de scalpel. Et la raison, le sexe, l'amour, seule, peut-être, la mort peut les faire se rejoindre...

4 commentaires:

  1. La connaissance - ou les correspondances - entre Schnitzler et Freud me semblent tout à fait logiques (et contrairement aux critiques toujours grotesques qui sont portées régulièrement contre "le père de la psychanalyse" par des petits intellectuels "médiatiques" n'ayant toujours pas résolu leur complexe d'Oedipe...).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien envoyé ! (comme la balle de tennis du post suivant)

      Supprimer
  2. Mourir... dormir, dormir ! Rêver peut-être !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis d'accord avec ta pensée. Mais dans ce roman, objectivement, peu de place est laissée au rêve, au lâcher prise... très peu...

      Supprimer