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| Théâtre Antoine (ici) |
Théâtre Antoine
Paris 10e
Introduction du programme :
La pièce nous transporte dans le tourbillon de deux vies, l'ultime voyage de Zweig et de son épouse, Lotte.
Fuyant le nazisme, l'écrivain et sa femme, éprise d'absolu, croient trouver à Pétropolis, au Brésil, des rivages paradisiaques.
Entre la nostalgie des fastes de Vienne et la folie du carnaval de Rio, la pièce est un spectacle bouleversant ; une aventure unique.
L'histoire du dernier amour de Stefan Zweig.
Laurent Seksik, auteur, adaptateur :
Lorsque Gérard Gelas m'a demandé d'adapter mon roman pour le théâtre, j'ai longuement hésité. Après plusieurs semaines de réflexion et de travail, j'ai comme entendu les deux protagonistes se répondre l'un à l'autre. Je les ai littéralement vus se déplacer sur scène comme dans leur maison de Pétropolis où je les avais suivis, et comme accompagnés, durant tant de mois d'écriture. Enfin, je pouvais donner la parole à Stefan Zweig, muet dans le roman. Le vagabond de l'absolu et sa jeune femme, éperdument éprise prenaient vie, incarnés, sous une autre forme. Peu à peu, cette histoire si singulière et qui me bouleversait --- le dernier amour d'un homme, le premier amour d'une femme --- devenait une tragédie sur scène. Passion ultime à l'aube d'un nouveau temps. Le couple de légende m'entraînait à nouveau, au bout du monde, dans la magnificence des environs de Rio, jusqu'au coup de théâtre final. (...)
Mon avis personnel : terriblement émouvant !
Est-il nécessaire d'écrire ici que que je ne partage absolument pas les thèmes développés par le critique du Figaro (ici) ? En revanche, j'approuve à l'article posté sur AgoraVox (ici) :
C’est, sous la vigilance bienveillante de Gérard Gélas, qu’Elsa Zylberstein et Patrick Timsit habitent ces deux rôles romantiques à souhait, en incarnant l’impossibilité psychique du bonheur individuel lorsque celui-ci est confronté au concept de désolation universelle.
quoique la dernière phrase de la critique me semble un peu ironique... L'article de Direct Matin me convient également (cf. ci-dessous).
Les deux acteurs principaux sont tout à fait crédibles dans leurs rôles extrêmement sensibles et touchants. Évidemment, même sans avoir lu le roman éponyme, on connaît la fin de l'histoire ; pour ma part, j'ignorais les très émouvantes hésitations de Lotte. Le public ne perdait pas une miette des échanges, applaudissait de temps en temps entre deux scénettes (probablement pour essayer en vain de faire baisser la tension et l'émotion palpables dans la salle). Sauf deux fois, pour deux dialogues encore plus émouvants (dont un joué par l'ami de Zweig, Ernest Feder).
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| Direct Matin, jeudi 25 octobre 2012 |


Bizarre, je ne voyais pas trop Patrick Timsit dans le rôle de Stefan Zweig...
RépondreSupprimerMais il doit être excellent acteur s'il a réussi à faire oublier qu'il est habituellement plutôt versé dans le comique en sabots...
Oui, je considère qu'il l'est : parfaitement convaincant, émouvant, et cela dans un rôle beaucoup moins expansif que celui de Lotte.
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