"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

mercredi 24 octobre 2012

Illustration : Dominique Boll
"Au boulot"
par Didier Arnaud
Libération
Lundi 22 octobre



Lire cet article hier soir m'a fait penser à un roman que j'avais acheté, à sa parution en 2003, intitulé "Paris c'est fini" de Jean-Yves Katelan. Je n'ai pas trouvé d'avis d'amateurs de ce récit sur le web. Je me souviens cependant que certains passages et arguments avancés m'avaient bien amusée.

J'en conclus donc que depuis cette époque, peu de choses ont changé et que le sujet des Parisiens rêvant de quitter la capitale n'est en fait qu'un marronnier.

4e de couverture

"De Paris, nous choisissons l'exil. L'exil au petit pied, à la petite semaine, à la petite voiture. Parce qu'ailleurs, l'herbe est toujours plus vaste. Et qu'on survit à ce qu'on peut.
On aurait pu choisir d'aller pique-niquer à Rambouillet, on aurait sans doute mieux fait. "Si j'avais su..." La phrase qu'on dit après les crimes.
La loi ne dit pas tout. Il y a plein de choses qui ne sont pas illégales sous prétexte qu'elles sont impossibles. Par exemple, il n'est pas illégal de vivre hors du monde. Mais c'est interdit."

Sous-titré "On the Route", Paris c'est fini raconte comment un trentenaire absolument "bobo" décide de quitter la capitale afin de prendre une année sabbatique avec sa femme et ses deux enfants. L'utopie écolo de l'exode urbain tourne rapidement au désastre.




7 commentaires:

  1. Mais qu'ils partent tous à la campagne (reconstruire une ville, comme dirait Alphonse Allais), ça évitera que Delanoë envisage de limiter la vitesse des véhicules sur les Grands boulevards de 50 km/h à 30 km/h (après celle du périph' bientôt à 70 km/h) et de lancer des trucs du style "Autolib') au lieu d'augmenter la cadence et la disponibilité des bus !

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    1. Il paraît que c'est très parisien de, sans arrêt, critiquer la ville et menacer de la quitter (sans jamais le faire, d'ailleurs).

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  2. @ Claire : oui, cette ville est insupportable, inhumaine, bruyante, sale, cosmopolite, souterraine, polluée, encombrée, hors de prix, hors d'âge, hors d'intérêt, hors-jeu pour les activités nocturnes, hors-compétition pour les J.O., hors de portée, anti-démocratique (d'ailleurs on va raser la Goutte d'Or), klaxons de voitures de flics en permanence, vélocipèdes roulant n'importe comment, bobos pique-niquant au bord d'un canal qui s'est pendu, bébés en poussettes dans les bus, babas cool dans les pâtisseries, bibis ridicules sur les têtes des bourgeoises du 8e, il faut du blé pour aller au restaurant, de la poudre pour aller en boîte, du riz pour manger chinois, on est envahis, c'est la maffia, je vous le dis...

    Vivement les dimanches de Ville d'Avray !

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  3. Ah si, moi je suis parti ! Faute de moyens, j'aimais bien Paris, finalement. C'est Paris qui m'a éjecté, je crois plutôt !

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    1. D'après le commentaire de Dominique Hasselmann ci-dessous, finalement vous semblez gagnant dans cette histoire de déménagement. Tant mieux !

      Merci pour votre visite ici.

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  4. Mais maintenant tu as une belle maison avec un grand jardin...

    "Esbly, es-tu là ?" (comme dirait Victor Hugo)

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