"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

lundi 22 octobre 2012

Dossiers de presse


Depuis que je fréquente assidument les blogs et les sites Internet pour m'aider à rédiger mes modestes posts, je vois de plus en plus de dossiers de presse sous forme de PDF téléchargeable. Et ce, dans tous les domaines : de la publicité institutionnelle émanant d'une grosse société (ici), aux expositions (un exemple, ici), en passant par les pièces de théâtre.


Alors, évidemment, je suis ravie de feuilleter virtuellement ces mines d'information, d'en extraire quelques illustrations à reproduire sur mes pages, mais il m'arrive aussi  d'être déçue par la manifestation promue dans ce catalogue virtuel une fois que je me rends sur place. La plupart du temps, je leur en suis reconnaissante quand je ne peux visiter l'exposition en vrai (je suis un peu agoraphobe et surtout ce n'est pas mon métier). Mais les journalistes ? Pourquoi auraient-ils besoin d'un guide pour exercer leur métier ? D'un support qui leur imposerait la façon de percevoir l'expo, de sélectionner à leur place ce qui serait bien dans l'expo, ce qu'il faudrait mettre en valeur pour leurs lecteurs ? Pourquoi ne pas leur faire confiance ? D'un autre côté, j'apprends qu'un journaliste recevrait en moyenne 30 à 40 dossiers de presse par jour (et 80 pour la presse féminine !) En tout état de cause, on nous dit qu'un dossier de presse ne doit pas dépasser 10 pages (ici) !


Il y a bien quelques repères matériels ou objectifs que les journalistes doivent être heureux de trouver dans ces documents, mais pour le reste ? J'avais été surprise de constater qu'un musée donnait aux journalistes des droits de reproduction d’œuvres, mais uniquement pour quelques tableaux de l'exposition (page 19 de ce dossier du musée Maillol, expo Canaletto à Venise, ici). Mais comment choisit-on la part diffusable ? Quel est l'intérêt de formater l'information dont les journalistes vont nous abreuver ? Pourquoi leur mâcher le travail ? En tout cas, pour les lecteurs, cette uniformisation quel que soit le support devient lassante...

6 commentaires:

  1. Le fait est qu'en plus, c'est la plupart du temps inutile (pour un bon journaliste, s'entend, car les mauvais recopient carrément ce qu'on leur donne à lire).
    Brefle, absurde.

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    1. Tout à fait d'accord. J'ai surtout été surprise par la mise en avant de ces dossiers de presse sur les sites Internet (ils sont très accessibles, directement sur la page de garde), comme s'ils concernaient la plupart de leurs lecteurs...

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  2. L'expo Canaletto sera présente demain matin sur mon blog : un dossier de presse peut apporter des infos actualisées sur la manifestation elle-même et qui ne figurent sûrement pas dans le Wikipédia basique.

    Quant aux reproductions proposées, cela évite des problèmes de copyright.

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  3. Ce n'est pas vraiment un "dossier"... juste un aperçu !

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    1. Si, si, d'ailleurs, je l'ai déjà lu (tout en cliquant sur tous les liens !)

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