"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

vendredi 30 novembre 2012

Que sont tous nos manuscrits devenus ?
Les promis, les sûrs et certains ?
Les textes partagés, échangés ? la réalité idéalisée ?
Ceux qu'on aurait dû envoyer rue Sébastien Bottin ?
En essences délicates et sensuelles à jamais modifiés...


6 commentaires:

  1. Ce parfum (bien retrouvé !) remonte à loin, et effleure d'une aile perdue l'odeur du papier, voire même du parchemin...

    J'ai pensé à Shalimar (de Guerlain ou de guerre lasse), un peu plus contemporain de la rue Sébastien-Bottin qui justement a pris, il y a quelque temps, pour une partie, le nom de l'éditeur qui était au parfum, à une certaine époque si l'on en croit Pierre Assouline.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, j'avais trouvé l'idée séduisante malgré l'envol d'un "L".

      Supprimer
  2. C'est justement ce qui distingue ici un parfumeur d'un éditeur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis d'accord avec vous : le parfumeur pour le sens olfactif et d'éditeur pour le toucher. D'un autre côté, le papier, l'encre, aussi, parfois...

      Supprimer
  3. Oui, mais alors, dira-t-on, quid de l'odeur pour l'édition numérique ?

    Pas de problème puisque celle-ci est maintenant (re)doublée par le papier !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne m'inquiète pas, on trouvera probablement une idée innovante pour contourner ce manque. Regardez ce qui existe déjà : Sophie K. en parle dans son article concernant « Le Code d’Esther », Bernard Benyamin avec Yohan Perez, First Document, 258 pages.

      "Ce livre bénéficie de QR codes permettant de relier, par portable interposé, chaque fait aux documents ou aux films historiques hébergés sur le web."

      Supprimer