Arthur Schnitzler
Éditions Stock
Une biographie d'Arthur Schnitzler illustrée ici ou encore là, dans laquelle on parle d'une certaine correspondance :
Zweig écrit de longues lettres d'éloges non mesurés, y fait preuve d'une déférence, d'une écoute et d'une générosité exceptionnelles. Schnitzler s'y montre aussi courtois que distant et se contente de réponses brèves et mesurées dans leurs remerciements. Ce sont sans doute, outre la courtoisie obligée que commande le génie de Schnitzler, deux tempéraments qui s'opposent. On sait en effet la nature aimante et généreuse de Zweig, portée par la « puissance du sentiment », comme l'écrit Pierre Deshusses dans sa belle préface. On connaît ses efforts pour faire connaître et reconnaître les oeuvres de Verhaeren, de Rilke, de Gorki, de Freud ou de Romain Rolland, autant de penseurs et d'écrivains avec lesquels il entretient par ailleurs une correspondance. Il n'est donc pas très étonnant de le voir réagir, ni obséquieux ni jaloux, à la publication des oeuvres de Schnitzler : entre « gens du bâtiment », on parle. Et c'est bien ce qui domine dans cette correspondance, outre les quelques réflexions inquiètes sur la « montée des périls » en Europe, ces remarques, ces impressions de lecture que Zweig livre, audacieux mais avec d'infinies précautions, à son très respecté aîné.
Ou encore une présentation brève de ce roman :
Ses romans, Berthe Garlan (1901), Béatrice (1913), le Retour de Casanova (1918), le Perroquet vert (1899), Mademoiselle Else (1924), la Nouvelle rêvée (1925) et la Pénombre des âmes dépeignent dans une prose sobre et classique une société élégante en proie à ses démons et à ses désespoirs. L'analyse impitoyable expose les âmes tourmentées des personnages dans des monologues intérieurs, comme celui de la jeune fille dont l'innocence est bafouée dans Mademoiselle Else,ou dans des récits sobres de destins sacrifiés, comme Berthe Garlan.
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| Klimt, Le Baiser (éternel ?), ici. |


A propos de Zweig, j'ai entendu hier après-midi ("La tête au carré" sur France Inter) que c'était lui qui avait organisé une rencontre entre Dali et Freud (un an avant la mort de celui-ci).
RépondreSupprimerD'après Vincent Noce (qui vient de publier un "Dali et la science" à l'occasion de l'expo à Beaubourg), le peintre aurait enjolivé sérieusement (!) cette entrevue.
Merci pour cette information, je vais essayer d'en savoir plus.
SupprimerAaaaah, Zweig... Aaaah, Klimt... Merveilles.
RépondreSupprimer(Désolée de ne pas passer plus souvent chez toi, et chez Dom' aussi d'ailleurs, je suis full up en ce moment.)
Merci Sophie, j'aime aussi beaucoup cette photo (j'ai l'impression qu'elle est assez fidèle à l'original).
SupprimerJ'avoue qu'après avoir découvert Schnitzler j'ai rapidement délaissé Zweig : la précision du scalpel du médecin pour disséquer les âmes et les tripes l'a emporté sur la délicatesse des descriptions du littérateur.
RépondreSupprimerMais je veux être juste : c'est par le second que je suis venu au premier...
Vous savez que c'est sur vos conseils que j'ai emprunté cet auteur à la bibliothèque. Je n'en suis qu'au tout début de ce recueil de nouvelles (et en ce moment, j'ai moins de temps pour lire), mais, évidemment, je ne manquerai pas de vous donner mes impressions, ici.
SupprimerFichtre ! Me voilà à mon tour chargé d'une sacrée responsabilité !
Supprimer12h39 : ça c'est de la transmission de pensée !
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