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| "Les derniers jours de Stefan Zweig" |
Extrait de la préface de Brûlant secret (non signée...)
En 1919, Zweig s'installe à Salzbourg où il restera quinze ans. C'est là qu'il écrit quelques-uns des romans qui lui apportent une célébrité mondiale : Amok (1922), la Confusion des sentiments (1926), les Heures étoilées de l'humanité (1928), Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (1934). Avec le roman, Zweig trouve sa veine la plus originale et s'affirme bientôt comme le peintre minutieux et magistral des drames de l'être intime. Le destin joue un grand rôle dans ses récits, mais le destin selon Zweig n'est pas une entité surnaturelle. A la lumière des enseignements de Freud qui marquent profondément sa démarche romanesque, Zweig s'applique à révéler, dans le processus de fatalité dont ses héros et héroïnes sont victimes, la part qui revient au déterminisme de l'inconscient.
Parallèlement, il fait œuvre de biographe et d'essayiste avec Trois Maîtres (1919), la Lutte avec le démon (1925). Lorsqu'il interroge la vie de Nietsche, celle de Hölderlin ou celle de Dostoïevski, il mêle librement le portrait clinique à la biographie et, par l'analyse des tourments et des motivations intérieurs, tente d'éclairer les mécanismes de la création. Son goût pour l'histoire lui inspire encore les vies de Fouché, de Marie-Antoinette, de Marie Stuart. Plus que par le rôle historique qu'ont joué ces personnages, on devine Zweig séduit par leurs figures pathétiques ou leurs destins d'exception. C'est en romancier qu'il les décrit et les fait vivre, leur restituant cette dimension de vérité intime dont l'histoire qui se fonde sur les seuls faits ne saurait complètement rendre compte.
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| Photo Philippe Quaisse |
Ma petite bibliographie personnelle (cliquer sur chaque couverture permet d'ouvrir le post concerné).














Beau patchwork bibliothécaire...
RépondreSupprimerN'est-ce pas ? Je suis fière de mes tableaux ;-) !
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