"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

jeudi 1 novembre 2012

"Brûlant secret"
Stefan Zweig
Éditions Grasset


4e de couverture

Le manège hypocrite des adultes, observé par un enfant qui en perçoit les faux-semblants et dissimule lui-même, sous ses caprices puérils, les premiers tourments de la jalousie amoureuse, tel est le thème de Brûlant secret, que Stefan Zweig, peintre de mœurs et analyste subtil des consciences, explore dans ses moindres nuances.


Fin de la préface 

Les nouvelles qui composent Brûlant secret illustrent admirablement le génie singulier de Zweig, peintre d'une société et de ses mœurs, mais aussi analyste subtil des consciences. Dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, un jeune fonctionnaire en villégiature dans une station du Semmering se languit de Vienne et de ses plaisirs. L'exercice de la séduction offrant un dérivatif à son ennui, il jette son dévolu sur une jeune femme qui réside dans le même hôtel, en compagnie de son fils, un garçon d'une douzaine d'années venu fortifier sa constitution chétive au grand air des montagnes. C'est à travers cet enfant que le jeune homme entreprend la conquête de l'inconnue. Il pourrait y réussir, mais l'enfant délaissé, qui comprend que l'on s'est servi de lui, fera tout ce qui est en son pouvoir pour séparer sa mère du séducteur dont il l'a d'abord innocemment rapprochée.

4 commentaires:

  1. Encore un rôle pour Patrick Timsit (il va essayer de jouer l'enfant) !

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    1. Non, vraiment, je l'ai trouvé excellent dans le rôle de Zweig (même si depuis j'ai relu d'autres critiques sévères avec lesquelles je ne suis pas du tout d'accord. D'ailleurs, dorénavant, j'éviterai de lire les avis dits "spécialisés" avant de me rendre aux spectacles de mon choix.)

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  2. Je n'en doute pas...

    Je l'avais vu sur scène, dans son spectacle humoristique, quand il n'était pas encore très connu, rue du Faubourg-du-Temple, au Palais des glaces qui expose toujours cette incroyable façade dans le style "kitsch"...

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    1. Je ne reviens pas de la sévérité de certains commentaires de "spécialistes" sur l'interprétation de ce rôle. Certains vont même jusqu'à prétendre que l'acteur ferait tout pour faire oublier les autres facettes de sa carrière et qu'il en deviendrait "monolithique" ! Je pense tout simplement que sur scène il se concentre sur son rôle (et y parvient très bien). Et qu'en revanche, un certain type de spectateurs l'attendent au tournant et recherchent des traces de ses rôles comiques dans cette pièce. Alors évidemment, je peux comprendre leur énorme déception...

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