"Le joueur d'échec"
Stefan Zweig
Livre de Poche
(partie 1/2)
Extrait de la préface de l'éditeur
p. 8--9 (...) on retrouve ici un des thèmes chers à Zweig, celui du secret. Face à ces deux énigmes vivantes, le narrateur évoque aussi l'extrême difficulté qu'il éprouve à s'imaginer l'activité mentale d'un être exclusivement attiré par les manœuvres de 32 pièces réparties sur 64 cases.
Pareille curiosité pour les mystères de l'âme humaine et, plus précisément, pour les « spécimens » psychologiques s'était manifestée dès Amok. C'est dans cette nouvelle, dont le cadre narratif ressemble d'ailleurs à celui du Joueur d'échecs --- dans les deux cas, un passager raconte une partie essentielle de sa vie au narrateur sur le pont-promenade d'un paquebot ---, qu'était apparu pour la première fois un personnage atteint de monomanie. Mais ici --- chez Czentovic --- la dimension pathologique d'un tel trouble reste étrangement absente. La placidité du champion, même si elle dissimule peut-être une certaine agitation intérieure, est à mille lieues de la « passion », phénomène dont les accès sont imprévisibles et les effets littéralement irrésistibles (cf. le médecin d'Amok, le joueur de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, etc.) Aurait-on affaire ici à une monomanie « non passionnelle » ? C'est une des originalités de cette nouvelle que d'avoir enrichi la thématique zweigienne d'une sorte de contrepoint paradoxal, lequel ajoute encore au mystère de l'ensemble.

J'ai lu ce merveilleux livre, récit dans le récit.
RépondreSupprimerça fait un moment mais je n'arrive pas en parler, seulement dire que c'est brillant d'intelligence et de raffinement. Zweig contrairement à Freud qui nous a tous berné, a fait de ses récits de superbes pages de psychanalyse avec la précision d'un chirurgien de l'âme !
Et bien justement, dans le colis que je viens de recevoir, se trouve l'essai de Stefan Zweig sur Sigmund Freud "La Guérison par l'esprit". Que je ne manquerai pas de présenter ici.
Supprimervous mettez le titre au pluriel et vous avez un film de Satyajit Ray...
RépondreSupprimerMerci pour cette information ; évidemment, je ne connais pas ce film, j'ai donc regardé sa fiche Wikipédia, et j'ai bien aimé le paragraphe "parallèles". Une allusion à Molière et à une mise en scène d'un personnage tourmenté par une obsession, aucune allusion à l'auteur et sa nouvelle qui nous intéresse ici. C'est drôle !
SupprimerChacun sa névrose et les vaches seront bien gardées.
RépondreSupprimerTon commentaire mériterait une analyse approfondie !
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