Mademoiselle Else
Arthur Schnitzler
Le livre de poche
(partie 2/2)
Extrait p. 58. Qu'il est immense, cet hôtel, on dirait une gigantesque forteresse enchantée, tout illuminée. Il est géant. Les montagnes aussi. De quoi prendre peur. Jamais elles n'ont été aussi noires. La lune n'est pas levée. Elle ne se lèvera que pour le spectacle, un grand spectacle sur le pré, quand monsieur von Dorsday fera danser nue son esclave. Mais qu'ai-je à faire de monsieur von Dorsday ? Allons, mademoiselle Else, que d'histoires ?! Vous qui vous apprêtiez à filer, à devenir la maîtresse d'inconnus, les uns après les autres. La bagatelle que monsieur von Dorsday vous demande vous coûterait donc tellement ? Vous étiez prête à vous vendre pour un collier de perles, de belles robes, une villa au bord de la mer ? Et la vie de votre père compterait moins pour vous ?... Ce serait pourtant un bon commencement. La justification de tout ce qui arrivera par la suite.

Tous les mécanismes, tous les ressorts, tous les rouages de l'âme humaine, toute la chimie, toutes les tripes aussi : on voit bien que Schnitzler était un habitué de la dissection.
RépondreSupprimerJe ne le connais pas aussi bien que toi, alors je ne me prononcerai pas. Mais cette opinion tranchante est assez séduisante.
Supprimerla bagatelle ?
RépondreSupprimerà l'origine, un spectacle réussi de bateleur, artiste non foireux de foires multiples
pour aboutir à des relations où seuls s'exprimeraient les organes sexuels, primautés de privautés loin des coeurs et de l'esprit, objets perdus
une sorte de grand écart sémantique ?
Une jonglerie de l'esprit...
Supprimerje n'avais pas fait attention et découvre seulement qu'aujourd'hui était la journée des câlins ! Après la bagatelle, le réconfort ?
RépondreSupprimerC'est ici...