Comment canaliser ce mental envahissant"
Christel Petitcollin
Guy Trédaniel Editeur
Avis d'un lecteur sur le site de la Fnac : malgré un titre un peu trompeur (il ne s'agit pas seulement de ceux qui "pensent trop"), cet ouvrage va déculpabiliser tous ceux qui se sentent parfois "hors norme" ou vivant "dans un monde parallèle", celui des Bisounours sans doute, tant il est éloigné de la majorité individualiste. C. Petitcollin, psy très humaine, fait un point clair et très déculpabilisant (quoique sans concessions) sur un profil très particulier (souvent des victimes de manipulateurs), et les personnes concernées se reconnaitront (...)
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Note spéciale : Encore plus que d'habitude, j'ai délibérément choisi des extraits dans le but d'illustrer le propos de ce blog, sans chercher à tout prix à résumer l'ouvrage. Ces trois courtes citations ne sont pas représentatives du travail de l'auteure : je n'ai gardé que quelques morceaux m'apparaissant comme les plus doux et positifs...
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Quelques extraits :
p. 30 L'éidéisme
Dans l'hyperesthésie, il y a l'aspect quantitatif : le nombre d'éléments que vous avez éventuellement perçus et le niveau de découpage en détails plus ou moins menus. Il y a aussi l'aspect qualitatif : la subtilité des nuances que vous pouvez percevoir entre deux couleurs quasiment semblables ou la toute petite fausse note au milieu d'un morceau de musique. L'intensité de l'attention et la mémorisation font également partie du phénomène et puis, moins connu, il y a l'aspect "éidéiste" de la perception sensorielle.
Avez-vous déjà observé un enfant scrutant une coccinelle ? Son regard est en véritable microscope. Il détaille tout, il s'émerveille de tout. Le brillant de la carapace, les fines nervures, les yeux à facettes, les antennes frémissantes, l'extraordinaire technologie de cette carapace qui s'ouvre en deux pour sortir les ailes diaphanes. On parle d'éidéisme pour qualifier ce raffinement qualitatif de la perception. Quel plaisir de percevoir la texture veloutée d'une compote sur la langue, d'admirer le vernis d'une feuille d'arbre, le velours d'un pétale de rose ou la nacre d'une perle de rosée, de frémir de volupté en enfilant un pull en cachemire, de se pâmer en écoutant une délicate dentelle de sons tricotée au piano. L'hyperesthésie c'est aussi cette qualité, cette finesse d'attention, qui mène droit à la poésie, à l'art et à l'émerveillement. En dehors des enfants très jeunes, combien de personnes dans votre entourage atteignent ce niveau de raffinement et de volupté dans leur perception du monde ?
p. 72 Les inconvénients de la pensée en arborescence
La force de votre imagination virtuelle est telle qu'elle vous fait vivre des situations virtuelles presque aussi intensément que dans la réalité. Comme cela fonctionne aussi bien en positif qu'en négatif, vous pouvez donc choisir délibérément quelques pensées ressources pour réorienter votre humeur en cas de dérapage vers la déprime ou l'angoisse.
p. 115 Les échappées dans le rêve
L'adage dit qu'il vaut mieux vivre ses rêves plutôt que de rêver sa vie. (...) Leurs rêves sont impossibles à vivre dans cette réalité étriquée. En revanche, rêver sa vie est une option bien séduisante quand tout va de travers.

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