"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

vendredi 31 août 2012

"La place"
Annie Ernaux
Folio plus


Une présentation de l'ouvrage ici.

Une interview très intéressante de l'auteure sur son refus d'écrire un roman classique ainsi que sur l'ascension sociale : émission "Apostrophes", du 06/04/1984, durée 10min41s : ici.


Un extrait, ci-dessous :

p. 41 Mais désirer pour désirer, car ne pas savoir au fond ce qui est beau, ce qu'il faudrait aimer. Mon père s'en  est toujours remis aux conseils du peintre, du menuisier, pour les couleurs et les formes, ce qui se fait. Ignorer jusqu'à l'idée qu'on puisse s'entourer d'objets choisis un par un. Dans leur chambre, aucune décoration, juste des photos encadrées, des napperons fabriqués pour les fêtes des mères, et sur la cheminée, un grand buste d'enfant en céramique, que le marchand de meubles avait joint en prime pour l'achat d'un cosy-corner.



2 commentaires:

  1. Réponses
    1. Exact. Et curieusement, j'ai beaucoup mieux apprécié ce livre que l'autre, équivalent, évoquant sa mère.

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