"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

dimanche 19 août 2012

"Frank et Billy"
Laurie Colwin


Une critique sévère ici ; un extrait . Pour une biographie de l'auteure, c'est ici.

Mon choix, mon paragraphe préféré, ci-dessous :

p. 18 (...) Comme quoi, l'air ne fait pas la chanson. De temps en temps, ma maîtresse est trahie par ses propres expressions. Elle a beau faire tout son possible pour dissimuler ses sentiments, elle n'y arrive pas toujours. Ses yeux changent de couleur, s'assombrissent et tirent sur le gris cendré. C'est aussi bon qu'une déclaration d'amour franche et directe. La vie intérieure de Billy, son caractère maussade, sa susceptibilité, ses lubies, sont comme ces parasites qui, de temps en temps, laissent passer un signal clair, exactement comme quand, avec un autoradio, on tombe enfin sur une fréquence nette, après avoir longuement cherché parmi les grésillements des ondes.

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