"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

lundi 17 septembre 2012

Publireportage...

Quand j'ai copié le texte d'Annie Ernaux publié sur le site du Monde, j'ai été surprise de voir la quantité de liens (probablement automatiques) contenus dans l'article : pratiquement chaque verbe était marqué (l'hypertexte menant à une inattendue rubrique "conjugaison") ainsi que de nombreux de mots-clés (beaucoup plus pertinents ceux-là). Je les ai tous parcourus, dont un, présent sous un des pronoms "vous" du texte. Sauf que, depuis hier, l'article a changé de place, encore un roulement automatique, je présume. Alors, laissez-moi vous le présenter.

L'article sur lequel on arrivait hier était une sorte de publireportage sur une machine qui m'est apparue assez ingénieuse (quoique un peu gadget, mais pourquoi pas dans ce domaine là aussi, après tout ?) Au vu de la première photo et des premières lignes je n'avais pas bien compris l'intérêt de cette invention ni les échanges houleux qu'elle générait.

Beaucoup de mes "relations" possèdent la machine version café (celle de George Clooney !) Elles sont ravies d'avoir été parmi les premières à se rendre dans une des boutiques spécialisées acheter leurs capsules, me parlent à chaque fois de la variété des cafés, du recyclage des dosettes (enfin je crois, à moins que je ne confonde), donnent énormément de détails sur les boutiques et aussi sur le prix (élevé). C'était presque devenu un incontournable... Moi, pendant ce temps, je pense aux spots publicitaires que je vois souvent et au "what else?" qui m'amuse. Alors, que cette société commercialise désormais un autre type de machine, avec du lait en capsule et un prix élevé pour ce nouveau type de consommable, ça ne me perturbe guère. Je me dis que la marque a probablement fait une étude de marché au préalable et que cela doit correspondre aux attentes d'une certaine partie de sa clientèle. Je note quand même, au passage, l'innovation technologique et l'inventivité marketing qui me plaisent (son nom en particulier).

Aussi les commentaires virulents évoqués dans l'article m'ont d'autant plus choquée. Je ne suis pas allée sur les blogs cités, ni voir qui se permet d'avancer des arguments aussi fanatiques et désuets aujourd'hui. Où est la liberté des couples concernés et en premier lieu de chacune ? Une fois qu'on a lu les conseils professionnels (avis qui ont fait leur preuve, par exemple), une fois qu'on a bien compris les avantages (pour le nourrisson) des différentes méthodes, et qu'on a choisi la sienne (ou même, fait comme on pouvait), on doit pouvoir assumer sereinement sa position. Et bien non ! Des  anonymes continuent de culpabiliser de jeunes mamans, il y aurait même un blog qui s'appellerait "mauvaises mères" ! Quel est l'intérêt de gâcher ces moments là ? On croit rêver. Je pensais que c'était une mode, passée, dépassée.

Je ne dis pas que cette machine soit absolument indispensable. Je n'en fais pas de publicité (je ne l'achèterai pas), et surtout ne juge pas (ce sont les fanatiques et les extrémistes qui le font). Mon post est uniquement une illustration --- vraiment légère, je le sais, à l'heure où des sujets plus graves occupent l'actualité --- de la liberté de choix qu'on n'est toujours pas prêt à accorder (voire à s'accorder) dans notre beau pays en 2012...

Pour tout avouer, je préférerais même qu'il s'agisse d'une mauvaise blague, d'une sorte de buzz créé pour faire parler de cette récente machine. Ce qui n'est, somme toute, pas impossible. En effet, je ne me souviens pas avoir entendu ces arguments, d'un autre temps, de la part de ces mêmes fanatiques qui auraient aussi bien pu montrer du doigt celles qui avaient, en toute innocence, utilisé des biberons en plastique contenant du BisPhénolA à l'époque où les biberons en verre avaient disparu des étalages.

Je ne vous fais pas languir d'avantage (enfin, ceux qui n'auraient pas cliqué sur le lien là-haut, ni identifié la machine en photo) : je publie ci-dessous la vidéo qui présente "la chose" à l'origine de ce combat d'arrière garde, et en plus elle contient de jolies images ;-)

4 commentaires:

  1. Le meilleur lait est peut-être celui que l'on boit au pis des vaches : mais on n'a pas encore trouvé le clown et le réalisateur ad hoc pour en faire la pub...

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    1. C'est bien vrai ; et encore faut-il trouver le bon fermier qui acceptera de remplir 1 ou 2 bouteilles que vous apporterez. Parce que, ça aussi, on ne leur laisse plus la liberté de le faire...

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  2. Il suffirait d'enfiler un gilet marqué "Carrefour" !

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