"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

dimanche 8 juillet 2012


Double bonheur
Stéphane Fière

J'ai apprécié ce roman, je l'ai pris par petits morceaux, il n'est pas comme les autres. D'après le titre et la quatrième de couverture j'attendais quelque chose de différent.

C'est une sorte de journal tenu par un jeune Français salarié en Chine qui raconte son quotidien. Le rythme est très soutenu, il est presque épuisant à lire, tant les journées de cet interprète sont longues et mouvementées. Cela rend un peu la succession de ces jours difficilement crédible, on en aurait presque de la peine pour lui : on aimerait qu'il se pose de temps en temps, qu'il profite des ambiances, des sensations, un peu comme l'auteur dit le faire (interview en PDF ici). Mais il faut vraiment attendre la fin du roman, pour comprendre l'ensemble du récit...

Bien sûr, je ne connaissais pas la signification de ce symbole chinois "double bonheur" quand j'ai choisi ce livre. L'extrait ci-dessous ouvre peut-être une porte...


p. 104-105
J'avais l'impression d'être dans l'attente de quelque chose mais je ne savais pas de quoi.
Il me manquait un code, des clés, un système d'explications, un mode d'emploi.
Il me manquait quelqu'un pour m'apprendre à voir.

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