"Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme." Annie Ernaux (in Passion Simple)

mercredi 18 juillet 2012

"Le paradoxe amoureux" 
Pascal Bruckner
Grasset


Un large extrait ici. Un article de Bernard Pivot . Et la courte citation que j'ai choisie, ci-dessous (extraite de la 3e partie, intitulée "Le merveilleux charnel") :

La puissance de la langue, c'est l'équivoque, le glissement des sens, le sous-entendu, le dosage subtil d'agressivité et de retenue. Ce n'est pas la grossièreté de certains mots qui les rend excitants, c'est l'excitation du moment qui les rend nécessaires.

 En quatrième de couverture :

Choisir qui l'on aime, aimer qui l'on veut : pour arriver à ces libertés qui nous semblent évidentes, il a fallu une longue révolution du sentiment commencée au XVIIIe siècle.
Mais ces droits chèrement acquis ont un prix. Comment l'amour, qui attache, peut-il s'accommoder de la liberté, qui sépare ? C'est tout le dilemme du couple contemporain, qui vénère à la fois la passion et l'indépendance.
Le nouvel essai de Pascal Bruckner raconte, à travers les métamorphoses du mariage et de l'érotisme, la résistance du sentiment à tous les embrigadements. Nous n'avons pas trouvé la solution aux souffrances de l'amour, nous n'avons fait qu'en multiplier les paradoxes. Il y a progrès dans la condition des hommes et des femmes mais il n'y a pas de progrès en amour : c'est la bonne nouvelle de ce troisième millénaire commençant.

Sur la première page : détail de Diane et Cupidon, Pompeo Girolamo Batoni

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